dimanche 14 juillet 2019

ABORDAGES n°3 Ténèbres



 Que les (rares) lecteurs de ce blog me pardonnent ou me jettent des poignées de groseille si cela les soulage, mais je n'ai pas beaucoup de temps pour l'alimenter... C'est d'autant plus dommage que l'actualité est plutôt florissante en matière de fanzines ces dernières semaines. Je vais tenter du coup de remonter le courant.
Je commence aujourd'hui avec le troisième opus d'Abordages, fanzine atypique et attachant qui consacre à chaque numéro l'intégralité de son sommaire à un film. Après Halloween (le Carpenter) et Manhattan, il s'agit de leur premier plongeon dans la mer de tous les délices, le cinéma italien. C'est d'ailleurs marrant qu'ils aient choisi un des films bouclant l'âge d'or (1982) de ce cinéma de tous les excès, de toutes les audaces pour inaugurer leur publication. La formule reste la même, dans un sommaire sous forme de cadavre exquis, plusieurs plumes témoignent à propos du film en évitant soigneusement de tomber dans la sempiternelle chronique de film mais en choisissant un angle, un point de vue original pour évoquer à nouveau le talent de Dario Argento.
A ce titre, ce sont les textes que je préfère dans le zine de Jocelyn Manchec, goutant fort peu les dessins et autres collages qui me rappellent les publications  d’Espoirs Éphémères, d'Illusion Perdue ou d'Euryale. Certes, la fibre nostalgique fait son œuvre, comme la mise en page gentiment oldschool, mais j'aurais voulu en lire davantage de la part des deux Vincent (Jourdan et Roussel) par exemple !
Je ne vous ferai pas l'affront de vous parler du film en lui-même que tout le monde a vu et ratarevu mais je me permettrai de vous inviter à commander Abordages (d'autant qu'il est quasi gratuit, il y a quand même les frais de port et c'est bien le minimum !) car les occasions de parcourir des textes pertinents et originaux sur Dario Argento se font aussi rares que les cheveux sur le crâne de Yul Brynner.
 J'ajouterai enfin que l'initiative, de toute façon, mérite d'être soutenue à l'heure où l'on se plaint de l'uniformité des productions, des lectures et des programmations.
A l'Abordage !
D.L

PS: Le hasard n'existant pas, j'ai récupéré dans le même temps le LP de la B.O du film qui m'a accompagné pour écrire ces quelques lignes.










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