dimanche 3 mai 2020

LA PETITE HISTOIRE DE MEDUSA... EPISODE 1 : TDCM


« J’ai mis Raymonde dans le micro-onde, elle va roussir ma fausse blonde,
J’ai mis Raymonde dans le micro-onde, bronzage intégral en vingt secondes ! »
(Al Kapott, HP Love)

La petite histoire de Médusa Fanzine

Chapitre 1 : TDCM

            J’en vois déjà qui ricanent dans le fond, raillant mon esprit nostalgique et avançant à raison que j’ai déjà osé, plus souvent qu’à mon tour, le coup de l’anniversaire : dans le numéro 13 pour les 10 ans, dans le numéro 25 pour les 25 ans et maintenant sur ce blog pour les 31 ans et deux mois, nonobstant la genèse de Médusa fort bien contée par Christophe FOURNIER dans le numéro 7. J’avoue, je suis faible sur ce coup-là mais que voulez-vous ? On ne se refait pas, surtout si c’est pour être pire encore et je rumine une impression de gâchis et d’occasion manquée avec ces trente ans qui m’ont échappé, trop occupé que j’étais à lire des bouquins de sociologie barbants et à écrire un mémoire dont l’intérêt personnel côtoie les profondeurs insondables du néant, professionnellement c’est autre chose, mais je ne suis pas là pour ça…
            Alors oui, en février 2019 alors que je présentais Le masque du démon à l’audience toulousaine venue pour les 20 ans de l’Extrême Festival (décidément les anniversaires…) et que je dissertais sur l’avenir du futur du fanzinat au cours d’une table ronde (sans table), j’avais à l’esprit que Médusa Fanzine soufflait ses 30 bougies d’existence. Ça en fait des balais dans le placard et des films visionnés dans tous les formats et dans toutes les langues, sans se soucier toujours de la qualité de l’image, de la balance des couleurs ou de la provenance, des pages photocopiées et agrafées, des enveloppes oblitérées et expédiées, des lettres reçues où se conjuguent la jactance des uns et les remerciements des autres, des dépôts effectués, des bouquets de phalanges serrés et des souvenirs plein la tronche…
            Quand le premier exemplaire est paru, je n’avais aucune idée de combien de temps cela allait durer. Franchement, je m’en foutais même. La durée de vie d’un fanzine est drôlement variable, pas vraiment l’équivalent d’un placement sur le long terme. La fourchette est large, de l’éphémère à l’âge honorable. Néanmoins, si un ch’ti Mart McFly avait été de retour du futur et m’avait confié : « Tu sais ton petit fanzine-là, Médusa, ben il existe toujours en 2020 ! », je ne pense pas que je l’aurais cru. C’eut été un peu comme s’il m’avait raconté que l’Allemagne se réunifierait ou que nous pourrions battre ces bouffeurs de choucroute au football, je me serais foutu de sa trombine et pas qu’un peu !
            Pourtant, tout cela s’est bien déroulé. For real comme le souffle Joanna CASSIDY à Harrison FORD dans Blade Runner.  Alors,  j’ignore ce qui est le plus incroyable dans tout ça mais putain oui, Médusa a eu 30 ans. Trente ans dans une vie, c’est pas mal. Et je n’ai presque rien vu passer… ni le renard ni les années.
            Retour en 1989 donc, un petit encart dans le fanzine musical Illusion Perdue annonce sobrement la sortie prochaine de Médusa, fanzine du Fantastique. Une photo de La fiancée de Frankenstein illustre cette nouvelle alors que le petit texte comporte uniquement mon adresse : rien sur le contenu, pas une once du sommaire et nulle déclaration d’intention. A mes yeux, l’image se suffisait à elle-même. Une approche minimaliste louable mais qui n’attire point trop l’attention. 




En outre, ce qu’ignore probablement la plupart des gens qui virent cette pub, c’est que Médusa s’avère une sorte d’aboutissement, l’expression de mes balbutiements dans le fanzinat, le résultat de nombre d’essais et de brouillons plus ou moins réussis, des tentatives plus ou moins pertinentes, plus ou moins intéressants, des microzines, des feuilles de chou, des conneries imprimées ou ronéotypées sur du papier. En réalité, depuis trois ans déjà, j’inonde mes camarades de lycée (pour l’essentiel) de mes publications, bien aidé par quelques comparses dont un certain Christophe FOURNIER, mon plus vieil ami sur la croûte terrestre, rencontré alors que Raymond BARRE était premier ministre depuis peu. C’est vous dire si ça date. C’est avec lui que j’ai vu au cinéma Ghostbusters (dans une salle archicomble si bien que j’eus une nana de ma classe sur les genoux toute la séance ! who you gonna call ? Buttbusters !), Gremlins, Retour vers le futur, Prince des ténèbres (sa mère nous avait conduits, sur le retour elle nous demande ce que ça racontait et Christophe de retorquer : « Alors le diable est liquide dans un cylindre », je n’oublierai jamais le sourire mi-complice, mi-surpris de sa maman ce soir-là), Le jour des morts-vivants, Terminator et des dizaines d’autres. La plupart au cinéma Le Paris de Maubeuge et d’autres à Valenciennes comme Two-Evil eyes d’ARGENTO/ROMERO. Nous partagions également des dizaines de visionnages de VHS. Pour mes 14 ans, j’avais invité des copains et des copines (une première), non pas à une boum avec quart d’heure américain et danse frénétique sur les 99 ballons rouges de Nena mais à une séance de Zombie de ROMERO un mercredi après-midi… Cela reste un souvenir magnifique (en tout cas pour moi) mais je crois que les filles avaient apprécié le spectacle aussi malgré quelques moues de dégoût. Avec Christophe, nous écoulions les vidéoclubs du canton au guidon de nos scooters, le sien était rouge, le mien bleu. J’ai quelques gamelles mémorables en mémoire et des fous-rires inarrêtables. Dans chaque vidéo-club, nous épluchions le rayon horreur avec une précision diabolique pour dénicher la perle rare qui nous ravirait d’aise. Nous nous rincions les rétines en admirant les jaquettes qui nous promettaient monstres et merveilles. Inutile de vous préciser qu’aujourd’hui, la contemplation des DVD et des Bluray sur mes étagères bien qu’agréable ne me procure pas le centième de ce que je pouvais ressentir au VidéoSelf ou au VidéoKing. 




            Pendant les vacances de Noël 1986 alors que nous baignions sûrement encore dans les retombées radioactives de Tchernobyl, je passais le plus clair de mon temps à regarder des films fantastiques, manger du chocolat et jouer sur mon Commodore 64, un micro-ordinateur bien cool sur lequel je m’éclatais à Pitfall 2, Winter Games ou Summer Games (je vois encore les drapeaux descendre pendant que les hymnes retentissent…). L’informatique de cette époque-là n’avait évidemment rien à voir avec celle d’aujourd’hui mais je m’amusais bien quand même. Je maitrisais d’ailleurs plutôt bien le langage informatique « Basic » à force d’éplucher Hebdogiciel, un hebdomadaire tordant qui filait des programmes pour créer soi-même ses jeux ou ses logiciels. Dans Hebdogiciel, le ton était libre puisqu’il n’y avait pas de pub alors les rédacteurs n’hésitaient pas à exprimer le fond de leurs pensées (C’est de la merde !)  et il y avait même des dessins super trash de CARALI, bref du bonheur en barre. Donc, je me débrouillais pas mal avec les « print », « input », « goto », « poke » et tout le tralala. J’avais fréquenté aussi le club informatique de Monsieur PLUMECOQ au collège, professeur de mathématiques à ses heures perdues, un prof sympa mais qui se foutait de notre gueule lorsque nous répondions à côté de la plaque, sauf les jolies filles comme toujours. Au collège, j’avais l’impression que les gonzesses mignonnes jouissaient d’une sorte de totem d’immunité. Il suffisait qu’elles sourissent béatement pour attendrir tout le monde, moi y compris je dois bien le reconnaitre. J’en ai filé des Balisto et des BN dans l’espoir naïf d’être apprécié, je me suis bien fait arnaquer ouais ! D’ailleurs, l’une d’entre elles me l’avait glissé : « Tu es si candide ! ». J’avais pris ça pour un compliment, émoustillé comme un acarien au salon de la moquette avant de découvrir le sens de ce mot et garder mes barquettes saveur abricot pour ma consommation personnelle.  Monsieur PLUMECOQ animait également le club « concours » et, surtout, nous renseignait sur les inventions du futur : « Ils travaillent actuellement sur une montre-téléphone et une montre-télévision ». Peut-être avait-il pressenti quinze ans auparavant l’arrivée des téléphones cellulaires ? J’apprécie beaucoup le croire. En tout cas, je l’écoutais les yeux écarquillés et la bouche béante rêvant d’un futur de voitures volantes et de combinaisons argentées, autant dire que quand je prends la kangoo du boulot, le futur a une autre ganache…



            Le club informatique donc, flanqué de TO7 et de MO5, des ordinateurs français Monsieur mais dont les performances étaient très limitées, j’estime d’ailleurs que n’importe quelle cafetière programmable d’aujourd’hui a davantage de capacités que ces coquilles vides. Par conséquent, nous utilisions très peu les ordinateurs mais nous échangions beaucoup de jeux (à l’époque sur cassette audio) pour nos Commodore 64, l’ordi roi dans la première partie des années 80.  Les germanophones de retour d’un voyage au pays de SCHUMACHER (l’assassin de BATTISTON) nous avaient raconté, les yeux encore émus par l’envie, l’intérieur des maisonnées de leurs correspondants avec chaine hifi dernier cri, téléviseur avec télécommande et micro-ordinateurs. Nous fûmes plus d’un à commander l’objet au Père-Noël cette année-là.
            Noël 86 donc. Je bricole sur mon Commodore 64 : « The Didier Computer Magazine », programmé par mes soins qui offre aux utilisateurs un journal sur leur écran de télévision. Sans le savoir, j’avais quelques années d’avance… Le contenu laissait à désirer mais me réjouissait tout de même : le début d’une nouvelle, des fausses infos, une parodie d’horoscope, de météo, des blagues nulles… Il fallait cliquer sur la barre d’espace pour passer à la page suivante. J’avais soigné les fonds, multiplié les couleurs, réfléchi à la mise en page. Très fier de mon journal informatique, je filais le bébé à Christophe, qui avait aussi un Commodore. Oui, il fallait l’engin pour le lire, ça limitait d’ailleurs le nombre de potentiels lecteurs…  Peu importe à mes yeux, il s’agissait d’une farce, d’une occupation de vacances, d’un délire. J’aurais pu réviser mes maths ou parfaire mon commentaire composé mais j’avais préféré être créatif !
            Sa réaction enthousiaste dépassait mes espérances, Christophe avait adoré TDCM, étonné même par sa taille (quelques kilooctets mais à l’époque c’était beaucoup !). Il me proposait aussitôt son aide pour les numéros suivants et distribuait ce numéro 1 auprès de quelques autres camarades, heureux « commodoriens ».
Pour ma part, j’avais croqué la pomme et mangé le ver. C’était trop tard, le virus (pour le moment informatique) du fanzinat, de la presse bricolée était en moi et je n’en guérirai jamais. (D.L)

to be continued...



vendredi 24 avril 2020

Paris Ciné Bis


Frédéric Charruault, fidèle lecteur de Médusa Fanzine, avait réalisé en1994, un petit documentaire sur les salles bis de Paris (le Brady, leTrianon, le Paris-ciné) qui vient d'être archivé à la cinémathèque deToulouse.
Je le partage avec plaisir avec vous. L'occasion de retrouver l'ambiance de ces salles aujourd'hui mythiques.

jeudi 16 avril 2020

Au revoir Gérard NOEL






Comme l'écrit Alain Petit dans son post facebook rapportant la nouvelle de la disparition de Gérard Noël en décembre 2019 (mais nous venons seulement de l'apprendre), les temps sont durs pour les fanéditeurs car, après Norbert Moutier, c'est un autre monstre sacré du fanzinat français qui disparait.
Comme beaucoup d'entre-vous, j'ai été un fidèle de ses publications, notamment les Horror Pictures "Collection", rendez-vous incontournable des passionnés de l'âge d'or du Fantastique avec des numéros consacrés à Christopher Lee, Peter Cushing, Terence Fisher, Vincent Price, Bela Lugosi, Mario Bava, Abbot et Costello, Barbara Steele, Dario Argento... Des numéros que j'attendais impatiemment et que je ne me lasse pas de feuilleter encore aujourd'hui.

C'est en septembre 1972 que l'aventure commençait avec le numéro 1, "numéro de lancement" de Pour le Cinéma Fantastique dont le sommaire trahissait les passions de son créateur : Bela Lugosi, la Hammer, une certaine idée de l'épouvante en quelque sorte vouant respect et admiration pour les monstres sacrés du cinéma.
Suivirent Horror Pictures, Horror Pictures Collection puis trois derniers Horror Pictures auxquels j'ai eu l'honneur de participer. Depuis Gérard NOEL alimentait toujours la toile de ses incroyables clichés rarissimes.
Je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai correspondu fréquemment avec lui et je perds un respectable  compagnon de route, un aîné humble et érudit qui m'a grandement inspiré.
Je présente toutes mes condoléances à sa famille et ses proches. Nous ne vous oublierons pas Gérard.
Pour conclure, je citerai la fin de son avant-propos du fascicule consacré et adressé à Peter Cushing : " Nul doute que dans l'album de rêves que constitue l'histoire du cinéma fantastique, tes apparitions resteront marquées par cette indéfinissable touche d'humanité qui caractérise les êtres hors du commun et qui nous font penser de temps en temps, comme dans tes films, qu'entre créature et créateur la perfection est parfois bien difficile à atteindre sans toi pour nous baliser le chemin."
(D.L)



vendredi 10 avril 2020

Frank HENENLOTTER dans le Médusa Fanzine n°24


Dans l'édito du Médusa Fanzine n°24, je me réjouissais du retour en grâce du fanzinat papier après quelques années de disette, faut dire que Darkness, Vidéotopsie, Trash Times, Médusa sortaient de leur hibernation et brisaient la glace du tout numérique, suivis par tout un équipage de nouveaux zines très virulents et enthousiastes. Je savourais également le succès du numéro 23, faut dire que revenir après un tel hiatus filait un peu les chocottes, allais-je encore intéresser les cinéphages, recouvrer un lectorat et récupérer ma mise ? Heureusement, oui...
Le Médusa Fanzine n°24 développait un sommaire comme je les adore: éclectique, original, passionné et sans concession !
Outre les rubriques habituelles (belles foufounes et jus de roupettes, Bismania, Hexagone, Bis Bazar...), des entretiens (Bobby Rhodes ou Giovanni Lombardo Radice), le zine avait un sacré accent yankee avec l'inauguration de la rubrique Rough America (qui conjugue nudie, horreur Z, protoporno et autres joyeusetés), des chroniques de films de Roger Watkins ou Radley Metzger, Frédéric Thibaut signait un portrait croisé d'un entretien avec Frank HENENLOTTER, âme de la 42ème rue, exégète de l'exploitation américaine et réalisateur décadent et trash. Ce portrait signé du Professeur, je le partage avec vous aujourd'hui...
C'est par ici : BASKET CASE

lundi 6 avril 2020

Entretien avec Shane Briant (Hammer Forever n°40)

Aujourd'hui, je vous propose un entretien paru dans le dernier numéro d'Hammer Forever à ce jour.
 Shane Briant s’avéra un gentleman amical et courtois. De me tenir près de lui alors qu'il croisa la destinée de Peter Cushing constitua un heureux privilège.
Retrouvez cet entretien ici : SHANE



A ce propos, j'hésite encore à publier un numéro 41 ou à l'inclure dans le prochain Médusa, n'hésitez pas à me soumettre votre avis...

vendredi 3 avril 2020

Natalie PERREY dans le Médusa Fanzine n°19 (2002)


2002, Pascal Francaix me confiait cet entretien avec Natalie Perrey, qui a accompagné de longues années Jean Rollin. Je vous propose de le retrouver huit années après la disparition de Natalie.

NATALIE

mercredi 1 avril 2020

AKIRA dans Médusa Fanzine n°5 (1991)

Akira, seul manga évoqué dans nos pages, demeure un film d'une grande modernité comme j'ai pu le vérifier lors de sa projection à Extrême Cinéma en février dernier à Toulouse.




Le Tokyo de 2020 n'accueillera finalement pas les jeux olympiques comme dans le film, la faute à un virus qui donne des airs d'apocalypse à nos métropoles vidées de leur population.
Je partage avec vous aujourd'hui un extrait du Médusa Fanzine n°5 (1991), un numéro où l'on pouvait lire également des chroniques de Freaks ou de Gunmen (Kirk Wong). Le Médusa d'alors ne ressemblait pas à son homonyme contemporain, en tout cas dans la forme... N'empêche ces quelques pages signées Wolf, un collaborateur rencontré en école de pub ont encore de la gueule aujourd'hui...
AKIRA


lundi 30 mars 2020

Joyeux Anniversaire KIKO ! Relisez l'entretien du Médusa 26 !

30 mars, joyeux anniversaire  Gérard Kikoine !
l'occasion rêvée de partager l'entretien réalisé par Alan Deprez qui parut dans le Médusa Fanzine n°26 suivi d'une chronique signée Pascal Françaix de son Docteur Jekyll & Mister Hyde.
 Par la suite, Kiko fut également interviewé par moi-même à l'occasion d'un épisode mémorable de Radio Médusa.

Enjoy : KIKO



samedi 28 mars 2020

Gregory WILD interviewé dans le Médusa Fanzine n°12 (octobre 1998)

A Lille, il y eut un "éphémère" festival consacré au cinéma trash qui ne dura que deux saisons. Il s'était déroulé à l'Aéronef, salle alors nouvellement installée à Euralille. Je fis une large part de ce festival dans le Médusa Fanzine n°11 et comme il me restait de la matière je publiais l'entretien de Gregory Wild dans le Médusa n°12 (octobre 1998). Vous le trouverez ci-dessous reproduit.


Je l'ignorais alors mais Highway of heartache, hommage cartoonesque à John Waters, Divine, les drag queens, réaction épidermique à l'homophobie des rednecks white trash, fut le seul film du réalisateur canadien qui disparut de la circulation. Qu'est-il devenu ? je l'ignore mais j'ai conservé la VHS du film qu'il me confia, ainsi que le CD de la Bande Originale. 

Un extrait du film sur vimeo


vendredi 27 mars 2020

Udo KIER dans Médusa Fanzine n°17 (octobre 2000)

Octobre 2000 sortait le Médusa Fanzine n°17 pour ce qui restera comme le plus grand succès de Médusa Fanzine deuxième époque (je considère qu'il y a eu quatre époques : 1 à 10 / 11 à 19 / 20 à 22/ 23 à ...) à tel point que mon agrafeuse a rendu l'âme à force d'assembler des exemplaires. Il y avait beaucoup de giallo au sommaire, en effet je n'ai pas attendu l'avènement d'internet et la glorification bobophile du genre pour m'y intéresser. Il y avait aussi cet entretien avec Udo KIER, glané au feu festival fantastique du Luxembourg, je vous propose de retrouver ces pages aujourd'hui pour tenir le confinement sans devenir des cons finis....

C'est par ici : UDO


jeudi 26 mars 2020

Au revoir MuadDib et Bobby Rhodes dans Médusa Fanzine n°24

Toute la blogosphère francophone s'est réveillée douloureusement  suite à l'annonce de la disparition du créateur d'un des blogs les plus pertinents du web : L'univers Étrange et Merveilleux du Fantastique et de la Science-Fiction . J'ai nommé MuadDib, inlassable amoureux du cinéma que nous chérissons tant. J'adresse ici toutes mes condoléances à sa famille et ses proches.

Pour ma part, je continue à vous partager en cette période de confinement des morceaux de Médusa Fanzine. Aujurd'hui, j'i choisi un entretien avec Bobby Rhodes, icone musclée du Bis italien des années 80, entretien offert par Alan Deprez, un des collaborateurs les plus fidèles de Médusa et grand pourvoyeurs d'interviews de derrière les fagots. Il sera encore au rendez-vous du Médusa Fanzine n°29.

C'est par ici : BOBBY


mercredi 25 mars 2020

Au revoir Stuart Gordon...

L'actualité n'était sans doute pas encore assez dramatique pour les dieux, voilà que nous devons dire au-revoir à Stuart Gordon, parti rejoindre un monde meilleur. Poulain de l'écurie Band, il avait fait montre d'un talent incroyable en seulement trois films : Re-Animator, Dolls et From Beyond... Toute sa carrière s'avère intéressante et certains de ses films suivants demeurent de très palpitantes séries B : Edmond, King of the Ants, le malaimé mais que j'aime beaucoup Le puits et le pendule, Fortress, Robotjox...
J'avais eu la chance, l'honneur et le privilège de le croiser et de discuter quelques minutes avec lui à Gérardmer  et il m'avait fait une impression formidable, celle d'un type super sympa, humble et abordable.
Nous te t'oublierons pas Stuart...

Pour lui rendre hommage, je vous propose de relire l'entretien avec Jeffrey Combs et la chronique de Re-Animator paru dans le Médusa Fanzine spécial Charles Band, le n°18 : MERCI STUART




mardi 24 mars 2020

Pour tenir le confinement, sans devenir des cons finis prenons le bus de la Hammer !


La Hammer, temple de l'horreur gothique, de l'épouvante en technicolor flamboyant, Peter Cushing, Christopher Lee, tout ça... mais pas seulement car dans l'honorable bâtisse britannique il y eut aussi des films d'aventures, de guerre, d'espionnage, des thrillers et des comédies ! Des comédies qui se déroulent dans les bus ! On the Buses !
Un dossier singulier sur les trois films de Romain Hermant dans Hammer Forever n°40 à retrouver ici : BUS

lundi 23 mars 2020

Pour tenir le confinement, sans devenir des cons finis ! Entretien avec David PROWSE

Octobre 1999, accompagné de Romain Hermant, je rencontre David Prowse dans un hôtel parisien. Nous lui parlons de La guerre des étoiles bien-sûr mais surtout de la Hammer et de Russ Meyer, un moment inoubliable publié à la fois dans Médusa Fanzine n°15 et dans Hammer Forever 28-29 et aujourd'hui ici

C'est par ici : DARTH VADOR


dimanche 22 mars 2020

Pour tenir le confinement sans devenir des cons finis... Un dimanche en famille avec Dudu


Ce sont des souvenirs d'enfance qui m'avaient poussé à me replonger dans l'ultra-gadgétisée SuperBug, Dudu outre-Rhin, pour finalement y découvrir une série de films décontractés où malgré une certaine répétition régnait une bonne humeur communicatrice.
Je vous propose de retrouver ce petit dossier paru dans le Médusa Fanzine n°28

C'est ici : SUPER BUG

vendredi 20 mars 2020

Pour tenir le confinement sans devenir des cons finis ! Un entretien avec l'acteur Jack TAYLOR

J'espère que vous continuez à aller bien les aminches malgré l'actualité morose. Aujourd'hui, pour vous occuper quelques minutes, je vous joins en ligne l'entretien avec l'immense Jack TAYLOR, publié originellement dans le Médusa Fanzine n°26. C'est un ami espagnol, David Garcia,  qui m'avait fait parvenir cette interview !
Portez-vous bien !

C'est par ici : MY TAYLOR IS RICH




 

jeudi 19 mars 2020

Pour tenir le confinement sans devenir des cons finis ! Un petit bout de Médusa Fanzine 29 !

Je ne sais pas si vous avez eu le temps de terminer la lecture du dossier Coulrophobie, mais je continue à partager des morceaux de Médusa. Cette fois, c'est de l'inédit ! Un entretien de Pete TOMBS à propos de Mondo Macabro, réalisé avec l'insatiable Jacques Spohr et mis en page par Fabulous Chris !
Quelques pages donc pour patienter avant la fin du confinement et surtout la parution du prochain Médusa, attendue je l'espère ! En tout cas, mij je l'attends !
Enjoy ! C'est par ici :  MONDO MACABRO


 

mercredi 18 mars 2020

Pour tenir le confinement sans devenir des cons finis ! Le dossier Coulrophobia en accès libre

Vous aurez sans doute remarqué que nous vivons une expérience singulière et que le confinement risque de détruire nos derniers neurones d'idiocrates si nous ne décrochons pas des chaines d'infos en continu.
Pour pallier à ce sentiment grandissant d'inutilité sociale, je mets à disposition et en accès libre le dossier "coulrophobie" du Médusa 28, histoire de rigoler un bon coup !
N'hésitez pas à partage, c'est ma tournée !
Le dossier datant d'avant les sorties de ça au cinéma, ne soyez pas surpris qu'il ne soit pas chroniqué, et encore moins "ça" suite.

Bonne lecture, c'est par ici : CLOWN


jeudi 12 mars 2020

TERREURVISION n°7 disponible


Comme tous les ans, Terreurvision revient sur les sorties qui ont titillé l'adrénomètre en chroniquant 75 films marquants de 2019, l'occasion de revenir sur des productions comme Crawl, Midsommar  ou Brightburn, tout en mettant en exergue des sorties Bluray de classiques du passé : Cujo, Trauma...
52 pages, couverture couleur
Disponible par paypal
6 euros + 4 euros de port.






samedi 7 mars 2020

Ni dieux, ni maitres d'Eric Cherrière (2019)

Ni Dieux, ni maîtres (2019)
Un film d’Éric CHERRIERE avec Jenna THIAM, Saleh BAKRI, Edith SCOB, Pascal GREGGORY, Jean-Claude DROUT, Jérôme LE BANNER, Flore GRIMAUD…

Découvrir un film totalement en salle sans avoir lu une seule ligne le concernant, sans avoir heurté un spoiler lors d’une lecture sur le web, sans avoir eu vent de près ou de loin de ce long métrage, en 2020, s’avère rarissime et pourtant c’est possible ! Ainsi, lorsque je me suis assis au troisième rang, dernier fauteuil à gauche (j’aime être précis et surtout un brin psychopathe puisque je pose mon séant toujours au même endroit) de la salle n°1 de la Cinémathèque de Toulouse, j’ignorais tout de Ni dieux, ni maitres occultant même, pour cette séance, la lecture du précieux petit programme édité à cette occasion. C’est donc empreint d’une curiosité émoustillante que je me suis plongé dans ces aventures médiévales. L’histoire se déroule en 1215 dans un petit village sur lequel règne un seigneur isolé,  Ocam (Pascal GREGGORY), héros des croisades mais petit tyran à l’égard de ses sujets. Ocan vit reclus dans son château en décrépitude entouré de quelques mercenaires à sa solde, rongé par ses souvenirs glorieux et un ennui noir dans lequel il se morfond. Les villageois eux mènent une existence désœuvrée et rude, menacés par la lèpre, les bandits de grands chemins et sous le joug d’Ocam aussi impitoyable qu’imprévisible. Peu après qu’ils ont recueilli et soigné un étranger (Saleh BAKRI) qui a secouru Laure (Jenna THIAM), cette dernière est enlevée par Ocam pour une sorte de « droit de cuissage » qu’il s’octroie. Aidés par l’étranger, quelques hommes foncent vers le château pour secourir la jeune femme dont la virginité n’est plus qu’une question de minutes…
Si le récit ne brille pas d’une originalité absolue, il a le mérite de s’inscrire dans un angle vériste montrant à l’écran toute l’âpreté et la dureté  d’une époque. Bien souvent, les films sur le Moyen-Age et je parle sous le contrôle de mon ami et spécialiste Yohann CHANOIR ne s’embarrassent pas des anachronismes et des approximations. Éric CHERRIERE s’est attaché à s’approcher au plus près de cette réalité : l’exclusion des lépreux errant dans des sous-bois limitrophes du village, les rapports entre seigneurs et vassaux, la dangerosité et la violence des chemins ou encore le rôle de la grand-mère, sorte de « sorcière » qui a des connaissances médicinales. Dans le débat qui suivait la projection, Éric CHERRIERE affirmait qu’il s’était inspiré des premiers chapitres de l’ouvrage essentiel de Jules MICHELET, La Sorcière. Il est vrai que le Moyen-Age ne se résume pas aux batailles, aux traités et aux conquêtes mais également aux populations, aux us et coutumes, à la manière de vivre et aux croyances… Cette grand-mère, un personnage qui n’a pas de prénom comme pour renforcer son aura mystique, est incarnée par Edith SCOB, muse de FRANJU (Les yeux sans visage) pour son dernier rôle au cinéma. Autre particularité, le film a été conçu sans cynisme ou « posture » vis-à-vis d’un genre, le cinéma d’aventures. Le réalisateur ne se met pas au-dessus de son sujet et le traite avec un respect qui a malheureusement disparu de bien des productions. Ni dieux, ni maîtres file même à contre-courant des standards actuels en matière de rythme, de montage, de dialogues. Le long métrage est très « parlé », très littéraire et sonne comme une déclaration d’amour aux films d’aventures des années 60 à la fois naïfs et palpitants, feuilletonesques dans  le traitement de leur sujet. L’œuvre flirte même avec un certain onirisme, aux lisières du Fantastique quand le seigneur et ses guerriers, enivrés,  rejouent des scènes de leurs glorieux exploits, se muant en pantins désincarnés, marionnettes d’une fatalité et d’une existence vaine.
Les amateurs d’action ne seront pas en reste, les combats sont nombreux, chorégraphiés par Jérôme LE BANNER, aussi au générique, montagne de muscles impressionnante, parfait dans son personnage de brute sanguinaire. Pascal GREGGORY, dans la défroque d’Ocam, s’avère également parfait en seigneur vieillissant, prisonnier de ses démons. J’ai particulièrement apprécié la performance de Flore GRIMAUD, en épouse cruelle du seigneur, à la fois harpie féroce et femme délaissée. Il faut noter également la présence de Jean-Claude DROUOT, Thierry la Fronde dans une des plus illustres séries de la télévision française.
Certes, le film n’est pas parfait et le réalisateur abuse parfois de séquences où nous voyons les protagonistes courir vers leur destin mais pour sa sincérité, sa singularité, son ton propre et original, Ni dieux, ni maitres mérite d’être découvert par un plus large public. Enfin, le film est dédié à Maurice POLI, particularité qui m’a sauté aux yeux à la lecture du générique final, j’ai d’ailleurs posé la question au réalisateur qui m’a fait part de son amitié indéfectible pour le comédien de Poker d’as pour Django, Croc Blanc (version FULCI), Chiens enragés de Mario BAVA et des dizaines d’autres, une raison admirable supplémentaire de soutenir ce film.
D.L
                                                    Eric Cherrière et Prof Thibaut (2020)