jeudi 21 juillet 2016

L'ETE MEURTRIER


 
Difficile d'écrire quelques phrases à propos du cinéma ou des fanzines avec cette actualité désespérante. Le mois de juillet avait déjà mal commencé avec des exhalaisons de francophobie sous couvert de l'euro de foot de la part de certains « amis » facebook qui ne le sont pas restés plus longtemps. L'amitié virtuelle est ainsi faite, elle s'efface en un éclair comme on éteint la lumière. Déjà catalogué gros beauf mongoloïde parce que j'ai l'outrageuse prétention d'être amateur de ballon rond par toute un cohorte de gens bien plus cultivés que moi et tellement plus intéressants, je fus attristé et atterré par les commentaires de personnes que, naïvement, je pensais un peu plus futées, vomissant une haine de l'hexagone le sourire aux lèvres et la main dans le calbute pour se palucher tout en trollant mon candide enthousiasme.

Je n'avais pourtant encore rien vu. Le tragique carnage de Nice a fait remonter des cloaques les complotistes, les dénis de réalité, les va-t-en-guerre, les lâches, les soumis, les analyses psychologiques relativisant tout et comparant l'incomparable, les excuses, les mensonges, les explications, les démagogues... Je ne vous parle même pas du chaos dans mon esprit où se mélangent la haine, l'esprit de vengeance, la tempérance, l'espoir, la dégoûtation. Un vrai chaos au sens premier du terme. Comme le café au lait ne peut redevenir ni café ni lait, je ne pourrai redevenir ce que je fus. Pas de reboot possible... Nous en sommes tous là, marqués à vie par des événements qui nous ont changé à jamais, morphologiquement modifiés par les attentats et la valse infernale qui leur succède.

Alors oui, par conséquent, j'ai du mal à trouver quelque chose d'intéressant à raconter sur le cinoche, j'ai pas envie de disserter sur les joies du fanzinat.

The show must go on, mais à quel prix, continuerons-nous à l'instar de l'orchestre du Titanic à jouer alors que le bateau coule ? Pour le moment, je n'ai pas le cœur à faire semblant. Laissons passer l'été... meurtrier.

Toutes mes pensées aux victimes et à leurs familles

Didier Lefèvre, juillet 2016

samedi 21 mai 2016

BLOODY WEEK END 2016

Du 26 au 29 mai prochain se déroulera la septième édition du Bloody Week-End  toujours organisé par Loïc Bugnon. En quelques années, ce festival très sympathique est devenu le carrefour des passionnés de cinoche fantastique qui s'y rendent en pèlerinage comme d'autres font le chemin de Compostelle. L'idée est de cultiver cet entre-soi qui nous fait un putain de bien à une époque d'une tristesse mortifère.
Outre les invités et les projections, l'évènement de cette édition s'avère le concert de Fabio Frizzi en hommage à Lucio Fulci ! Immanquable pour tous les aficionados du maestro !
 J'y tiendrai un stand avec la Petite boutique de Médusa sur lequel vous trouverez les Médusa 18 à 27, les Trash Times 15 et 16, Délivrance, des DVD, des livres, des VHS et bien plus encore !
Seront présents également : Sin Art, Hors-Circuits,  Artus Films, Vidéotopsie, Rétroviseur, Le chat qui fume, etc.
Pour le programme, rendez-vous sur la page du festival : https://www.facebook.com/events/919925848126241/


lundi 9 mai 2016

NOUVELLE SOIREE BON CHIC MAUVAIS GENRE SPECIALE DARIO ARGENTO

BON CHIC MAUVAIS GENRE, c'est votre soirée consacrée au cinéma décalé, oublié, beau, déviant, flamboyant et/ou sublime, tous les mois au Majestic ! Une soirée double-programme, préparée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec le livre-magazine Distorsion et le fameux Medusa Fanzine....

Et ce Vendredi 13 Mai, nous allons rendre hommage à un de nos réalisateurs préférés, Dario Argento, le populaire maître du giallo, ce genre italien sans équivalent mélangeant le thriller et le fantastique !

Vous n'avez jamais entendu parler du giallo ? Vous ne connaissez pas Argento ? Vous ne savez pas où se trouve l'Italie ? Voilà qui n'est absolument pas grave. un seul conseil: venez et c'est tout un pan de cinéma à la fois terrifiant et sublime qui va s'ouvrir à vous ! Vous n'allez pas en revenir: c'est une promesse ! Et pour ceux qui connaissent le grand Dario sur le bout des doigts, venez redécouvrir enfin ces films en salle, sur grand écran et en copies numériques restaurées ! Ça aussi, ça va vous changer la vie ! On commence dés 19h30 avec LE CHAT A NEUF QUEUES, deuxième film d'Argento, et subtile variation hitchcockienne très rare au cinéma. A 21h30, nous enchaînerons alors sur un de ces films qui fit le plus scandale peut-être, PHENOMENA, un des chefs d’œuvre du maître!



19H30 : LE CHAT A NEUF QUEUES (Il Gatto A Nove Code) de Dario Argento – Italie/Allemagne de l'Ouest/France – 1971 – 90 min – Copie numérique HD restaurée (dcp) – v.o sous-titrée.
Avec: James Franciscus, Karl Malden, Catherine Spaak, Pier Paolo Capponi, Horst Frank, Rada Rassimov, Carlo Alighiero…

Franco Arno est à la retraite. Aveugle, il vit seul avec sa jeune nièce et gagne sa vie en rédigeant des mots croisés. Une soir, alors qu'il se ballade, il surprend une étrange discussion entre deux hommes assis devant une clinique spécialisée dans la recherche génétique. Le soir même, le gardien de la clinique est assassiné. C'est le début d'une vague de meurtres qui va ensanglanter la ville. Franco décide alors de faire équipe avec un jeune journaliste et de mener ainsi leur propre enquête... Un jeu qui pourrait devenir bien dangereux !


Deuxième film de Dario Argento, LE CHAT A 9 QUEUES démontre que le réalisateur n'a pas mis longtemps à maîtriser le "giallo" et même à surpasser ses prédécesseurs ! Malgré tout, ce film est, à tort, resté un peu oublié dans la carrière du réalisateur. Certes, LE CHAT... se démarque un peu du reste son œuvre: c'est sans doute son film le plus classique et on est loin de la folie furieuse et de l'hystérie esthétique de ses futurs grands opus.

Néanmoins, LE CHAT A 9 QUEUES est un film superbe qui justifie amplement dans le déplacement ! Et encore aujourd'hui, il reste beau et passionnant. Car déjà, cette variation hitchcokienne très personnelle (Argento vénère le réalisateur anglais) est très belle et extrêmement soignée. Le réalisateur s'essaye déjà à certaines expérimentations grâce a des plans inhabituels ou expérimentaux qu'on retrouvera ensuite dans le reste de son œuvre. C'est notamment le cas avec une utilisation malicieuse et très efficace de gros plans tout à fait iconoclastes (qui annonce déjà LES FRISSONS DE L'ANGOISSE) ou encore un travail passionné sur les couleurs et la composition des plans qui donnera lieu à des séquences tout à fait gouleyantes (cf. la scène du labo photo). Notons aussi un joli casting anglophone et une musique d'Enio Morricone, ce qui ne gâche rien. LE CHAT.. est un excellent film qu'il serait criminel de ne pas voir en salle, chose rare !




21H30 : PHENOMENA de Dario Argento – Italie – 1985 – 105 min – copie numérique HD restaurée (dcp)– V.O. sous-titrée.

Avec: Jennifer Connely, Daria Nicolodi, Fiore Argento, Patrick Bauchau, Donald Pleasance, Fiorenza Tessari, Frederica Mastroiani…
La jeune Jennifer Cornivo est envoyé par son père, un célèbre acteur américain, dans une pension pour jeunes filles de très bonnes familles, au cœur des Alpes suisses, afin qu'elle reçoive là la meilleure des éducations. La jeune fille se sent seule et abandonnée et multiplie les crises de somnambulisme. Elle rencontre aussi un entomologiste grâce auquel elle se découvre une étrange pouvoir avec les insectes... Un pouvoir qui va peut-être de se mettre sur la piste d'un serial-killer qui a sévit dans la région, il y a quelques années…


PHENOMENA marque un retour de Dario Argento au surnaturel, et plus encore, c'est le début d'une rupture artistique dans la filmographie du réalisateur. Argento signe un film à la mise en scène complétement folle et précise, mais sans reprendre le maniérisme baroque et ultra-chargé d'un SUSPIRIA. Ici, le matériau se veut plus brut, plus formel et plus direct. Mais cela n'empêche pas au film de se révéler d'un lyrisme hallucinant mais aussi d'une tonalité plus douce-amère à travers le parcours de sa jeune héroïne délaissée. Ce lyrisme, on le doit à un sens du détail quasi-maniaque et à une la logique poétique poussée à l'extrême. Mais c'est aussi le fruit d'un travail hallucinant sur le son du film et sur sa bande-originale. Le réalisateur retrouve le groupe Goblin qui compose ici quelques thèmes ultra-efficace dont Argento casse parfois la logique ou le rythme en utilisant de manière plus qu'inattendue quelques morceaux de hard-rock (Iron Maiden, Motorhead) qui donne un souffle totalement inouï au film ! (une idée de rupture musicale pillée allégrement par moult cinéastes pas la suite, à l'image de Tarantino, par exemple).



Ce rythme magnifiquement travaillé et ce grand sens des séquences lyriques n'est pas tout ce qui fait le sel de PHENOMENA. Le casting, tout d'abord est sublime. Il consacre Jennifer Connely, jeune actrice d'alors qui sort du tournage du IL ETAIT UNE FOIS EN AMERIQUE de Sergio Leone et dont Argento sait travailler toutes les nuances. Poussée par le maître, sa performance est inoubliable et le film lui doit beaucoup. A ses côtes on retrouve Daria Nicolodi, Patrick Bauchau et surtout un Donald Pleasance très en forme qui trouve ici un des ses meilleurs rôles. Notons enfin que le film, parfois lyrique, parfois violent, souvent onirique, ne pourrait trouver son équilibre sans un certain sens de l'humour et de la cocasserie (ici, un singe-infirmière, là des insectes-détectives, etc.) qui forge aussi la véritable identité du film et le rend étrange et fascinant. PHENOMENA est un chef-d’œuvre indispensable pour tous les amateurs de fantastique et/ou de thriller car il est traversé par le sentiment que tout peut arriver, que tout est possible, et parce qu'il fait se côtoyer la poésie, la détresse, l'humour et la sauvagerie.


Dr Devo.


Dress-code de la soirée (1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !): Jeune fille étrange, journaliste, personnage aveugle (célèbre ou non), fillette, policier, inspecteur, directrice, chauffeur de bus, insecte, singe, musicien hard-rock/metal, gobelin/troll/hobbit, garde suisse, Mylène Farmer ou spectateur du Majestic. Les prix pour le concours de déguisement sont donnés au début de la deuxième séance !

Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par le site Matière Focale.com, Médusa fanzine, le magazine Distorsion et les projectionnistes du cinéma Majestic. Tarifs: 13 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels.


samedi 7 mai 2016

Premier retour sur VIDEOTOPSIE n°17

Il est né le divin fanzine, jouez hautbois, résonnez musettes, il est né le vidéotopsie, chantons tous son avènement ! Zine promis, zine dû, je guettais la floraison du muguet noyant mon impatience en réfléchissant au prochain sommaire de Médusa, quand à l'aune du mois de ma naissance, fut livré dans ma boite aux lettres, le dix-septième opus de David !  Bordel à cul qu'il est beau ! La vache ! Nique ta mère t'auras plus de frères ! Quel sommaire époustouflant et, pour le coup, mettant de belle manière en exergue l'Hexagone : gros dossier Raphaël Delpard avec chroniques de ses films, autopsie de La nuit de la mort et vaste entretien passionnant de bout en bout, Dossier Serge Leroy qui braque les projecteurs sur un réalisateur généralement mésestimé (au mieux), le plus souvent méprisé (pourquoi ?) et quelques pages de littérature friponne et gauloise (magnifique dossier de Vincent Roussel). Cela fait du bien de lire sur le cinéma français (ou la littérature) autre chose que les clichés habituels, usés jusqu'à la corde, sclérosés dans leur propre auto-satisfaction et ne visant qu'à décrédibiliser des entreprises courageuses et passionnées  !
 David Didelot ne refusant aucune ségrégation éditoriale ouvre également ses pages à George Pan Cosmatos, Riki-Oh, Bruce Lee (une de mes madeleines),  éveillant la curiosité du lecteur, réhabilitant tantôt un réalisateur, tantôt un film, n'hésitant pas à miser sur la culture et la curiosité  de ceux qui compulsent du fanzinat !
Et bien évidemment, des reviews Bis, toujours plus folles, toujours plus "cultes" (au beau sens du terme) complètent un sommaire déjà bougrement copieux ! Véritable colonne vertébrale du zine, césure à l'hémistiche de cet alexandrin fanzinal, cette rubrique suscite  l'envie comme des belles demoiselles s'effeuillant derrière le trou de la serrure ...
J'en ai déjà parlé, ici ou ailleurs, le fanzinat français vit une époque formidable : floraison des titres, multiplicité des points de vue, conjugaison des talents... Vidéotopsie, au faîte de cette vague, monte encore le curseur de la qualité, de l'exigence, de l'érudition... Ce numéro est un chef d’œuvre, courez l'acheter avant qu'il ne soit épuisé... Moi je m'y replonge de suite !

Par ici : le blog de vidéotopsie 

dimanche 1 mai 2016

A MURDER COLLECTION de Lucas Giorgini

Premier album studio de Lucas Giorgini, qui signa le dossier les B.O du giallo dans Médusa Fanzine,  A Murder Collection s'avère le fruit d'un amour entre images et sons, entre visions et rêves. Remixé, retravaillé et enfin disponible dans sa version complète (incluant 11 pistes bonus : version alternatives et maquettes initiales), l'album compte au total  20 morceaux .

 Aux influences multiples,  essentiellement américaines ( John Carpenter, Brad Fiedel, Richard Band, Harry Manfredini, etc ...), A Murder Collection s'avère également  un hommage à une technologie adulée : Yamaha DX7, Yamaha CS-80, CMI Fairlight, ARP 2600, Mellotron M400, etc. Il ne s'agit non pas d'une simple (fausse) bande-originale mais bien d'un cri du cœur personnel.

  A Murder Collection se veut la bande-originale d'un Slasher imaginaire. Une fiction se déroulant au coeur du Red Light District où se mêlent sexe, violence, meurtres ou folie.

L'album est disponible en écoute ici même : https://lucasgiorgini.bandcamp.com/album/a-murder-collection

Si vous souhaitez recevoir cet album en vinyle rendez vous sur la page du crowdfounding

 

dimanche 24 avril 2016

DES RETIRAGES de MEDUSA FANZINE EN PERSPECTIVE !

Chaque nouveau numéro apporte son lot de nouveaux lecteurs qui, pour certains, ont envie de découvrir d'anciens opus. En outre, l'approche de festival comme le Bloody Week End permet un alignement de planètes favorable à la réédition de Médusa Fanzine aujourd'hui épuisés. Évidemment, ces tirages se limitent à quelques unités, toutefois il vous sera possible de récupérer les Médusa Fanzine n°18, 20, 22, 23, 24, 25 et 26 auxquels s'ajoutent le Médusa Fanzine n°21 jamais réédité depuis sa parution (au sommaire : une grosse rubrique péplum,les rubriques habituelles, Polselli et plein de bonnes choses) et le Médusa Fanzine n°19 (entretien avec Natalie Perrey, Alain Venisse, rubriques habituelles, etc.) . Ces rééditions sont programmées pour la fin du mois de mai. N'hésitez pas à compulser la petite boutique de Médusa  pour vérifier leur disponibilité !




dimanche 10 avril 2016

RADIO MEDUSA EPISODE 22 LE KIKO SHOW !

A invité exceptionnel, sommaire exceptionnel ! Radio Médusa reçoit l’affable Gérard KIKOINE à l’occasion de la sortie de son livre, le Kiko Book, recueil photographique exceptionnel de ses années d’or dans le X hexagonal.  Kiko aime Médusa, Médusa aime Kiko. Nous lui avions déjà ouvert nos pages dans le Médusa Fanzine n°26, là il se livre sur ses souvenirs,  toujours aussi bavard, toujours aussi friand d’anecdotes passionnantes.
PS : Cet entretien avait été enregistré quelques jours avant la sortie du livre en février
Du côté des tympans : Glencoe - Hold me down / Lars Frederiksen & the Bastards - Army of Zombies / The Cramps - Naked girls falling down my stairs / Alice Cooper - Feed my Frankenstein / Norma Loy - Power of Spirit / The Moody Blues - Nights in white satin


Le lien : c'est par ici !

samedi 9 avril 2016

MEDUSA FANZINE INVITE CHEZ BON CHIC MAUVAIS GENRE LE 22 AVRIL 2016



BON CHIC MAUVAIS GENRE, votre soirée double-programme consacrée au cinéma rare et/ou oublié et/ou bis et/ou beau et/ou flamboyant, revient ce 22 vendredi 22 avril toujours programmée par les projectionnistes du Majestic, en collaboration avec la revue Distorsion !
Pour cette édition, nous avons un invité de marque ! Nous accueillerons en effet le superbe fanzine MEDUSA et son fondateur Didier Lefèvre, fervent archiviste et amoureux du cinéma bis ! Avec lui, nous avons concocté un programme tout à fait jouissif consacré aux héros supers, mais attention, qui savent se moquer d'eux-mêmes et nous faire rire en mettant des bourres-pifs !
Nous démarrerons avec LE GRAND DEFI, péplum très rare et premier péplum présenté à BCMG qui réussit la gageur de remplir le cahier des charges du genre, certes, mais avec un humour fantastique et un sens de la transgression particulièrement inédit !
Et ensuite, nous rendrons hommage au seul Batman digne de ce nom (si si!), celui des années 60 interprété par Adam West, dont on découvrira ici le rare long-métrage issu de la supra-délirante série éponyme. Croyez-moi, ce BATMAN là vous fera oublier tous les autres !
19H30 : LE GRAND DEFI (Ercole, Sansone, Maciste e Ursus Gli Invicible) de Girogio Capitani – Italie/Espagne/France – 1964 – 94 min – Copie 35mm – vf
Avec : Sergio Ciani, Howard Ross, Ndir Moretti, Yann Larvor, Luciano Marin, Hélène Chanel, Lia Zopelli, Moira Orfei...
Hercule,fils de Zeus, sauve de la noyade Omphale, la fille de Néméa,la reine de Lydie. Tombé amoureux d'elle, il désire l'épouser. Afin de prouver qu'il est bien le demi-dieu, la reine le charge de ramener un bateau plein d'or englouti sous la mer. Hercule réussit l'épreuve, mais Omphale se refuse tout de même à lui ! Elle imagine alors un stratagème l'obligeant à défier l'homme le plus fort du Monde: Samson !
Tourné en 1964, alors que le genre est déjà en déclin, avec des culturistes de seconde zone, LE GRAND DEFI vaut beaucoup plus que ce contexte qui l'a vu naitre. En effet il ne s'agit pas seulement d'un très bon péplum, mais aussi d'une brillante comédie populaire, sans prétention mais tout à fait alerte et superbement ficelée avec un mélange réussi et rare de comiques de caractère et de situation auxquels s'ajoute une grosse dose de comique slapstick, très bien fichu et bougrement efficace. Le contrat est rempli puisque le film respecte le cahier des charges du péplum, et même le dépasse notamment à travers des scènes de bagarre et de combat tout à fait appréciable dont deux d'entre elles finissent même de manière complètement apocalyptiques. LE GRAND DEFI n'est donc pas une parodie mais un péplum tout simplement atypique et jouissif qui sait respecter les codes du genre tout en jouant avec, avec beaucoup de malice !
(merci à Telc Sigtuna pour m'avoir autorisé à reprendre sa prose initialement postée sur www.psychovision.net)
Ce film extrêmement rare au cinéma est un très bon exemple de film généreux, bien troussé et populaire et sa présentation ici en VF est encore plus délicieuse car elle rend compte avec gourmandise de l'originalité et de la drôlerie du projet !
[Nota Bene: ce film n'a plus de distributeur, et malheureusement, les cartes UGC illimitées ne pourront fonctionner. (Par contre, vous pourrez les utiliser pour BATMAN !) Un tarif outrageusement préférentiel sera proposé aux détenteurs de la carte !]
21H30 : BATMAN (Batman: The Movie) de Leslie H. Martinson – USA – 1966 – 105 min – copie numérique HD restaurée (dcp)– V.O.s.t.f.
Avec : Adam West, Burt Ward, Lee Meriwether, Cesar Romero, Burgess Meredith, Frank Gorshin, Alan Napier, Neil Hamilton...
Bruce Wayne, le célèbre milliardaire de Gotham, va devoir réenfiler son célèbre costume de justicier masqué et redevenir Batman. Car, en effet, le danger guette ! Et il s'agit d'une triple menace tout à fait terrible ! Au large de Gotham, dans leur sous-marin ultra-secret, le Joker, le Pingouin, Catwoman et le Sphynx (quadruple menace!) sont en effet sur le point d'utiliser leur dernière arme de destruction massive: la Machine à Déshydrater !
Ce n'est pas gagné pour Batman et son fidèle acolyte, le jeune Robin car, une chose est sûre: les 3 (et même 4!) super-vilains vont leur donner du fil à retorde !
Oubliez tout ce que vous savez ou croyez savoir sur Batman et ses adaptations ! Une des rares qui tiennent la route est très certainement cette version de 1966, ici magnifiquement présentée en copie numérique restaurée...
Dans les années 60, en effet la chaîne ABC produit une série télé sur le célèbre super-héros. Deux saisons se succéderont suivis de ce film tout à fait délicieux.
Car ici, Batman est traité de manière inattendue et spectaculaire, sur le ton de l'humour. Plus qu'une parodie, le film comme la série provoque un plaisir tout à fait sensationnel et surprend par bien des aspects... Le film est drôlissime, certes, et sait se moquer avec respect des serials et des comics qui l'ont précédés: décors bariolés et plutôt luxueux, kitsch et gaz et à tous les étages, habillage volontiers psychédélique, musiques délirantes, costumes improbables, etc.. Voilà déjà pour la première couche de drôlerie.
Là où le film devient complètement dingo, c'est surtout grâce à des acteurs survoltés, irrésistibles et précis comme des scalpels. Ce sont tous des comédiens chevronnés et ils abattent ici un travail ahurissant. De Adam West à la délicieuse Lee Meriwether, en passant par Burgess Meredith (plus connu pour avoir joué Mickey dans la série des ROCKY), ils sont tous épatants. Car il en faut de l'expérience et du génie pour rendre passionnant ce qui n'aurait pu être qu'un simple pastiche. Rien que pour eux, le film vaut le détour.
BATMAN dépasse donc complètement le stade de la parodie et impose un monde endiablé et totalement cohérent dans son délire. Le film, à la mise en scène tout à fait soignée, s'il se moque de quelque chose, c'est avant tout de l'esprit univoque et boy-scout des comics et serials des années 40/50. Le film de Martinson, très moderne en fait, impose un esprit délibérément "camp" et baigné de la contre-culture de l'époque. Et on est frappé par le très fort sen de l'Absurde et de l'autodérision du film qui ne sera pas sans déplaire aux fans des Monty Python ou d'humour anglo-saxon.
On notera aussi beaucoup de jeu sur les conventions cinématographiques notamment à travers des effets "spécieux" tout à fait délirants et volontairement kitsch, ainsi qu'à un batterie de gagdets totalement absurdes: bat-échelle, batmobile, batmoto, batcopter, batslip et le désormais culte batspray anti-requin !
A l'instar du GRAND DEFI également présenté à ce BCMG, BATMAN est une comédie très bien fichue, inventive, et totalement iconoclaste. C'est un grand moment de cinéma populaire, généreux et intelligent. Et il est d'autant plus surprenant de le redécouvrir à une époque où les films de super-héros ont vampirisé les écrans au fil de films très souvent dénués de tout sens de l'inventivité et de la dérision. Serait-on revenu au boy-scoutisme, ici moqué des années 40/50 dont je parlais plus haut ?
Dr Devo.

Dress-code de la soirée (1 Blue-ray + 1 DVD à gagner pour le meilleur déguisement !): Super-Héros, cactheur, culturiste, dieu et demi-dieux, soldats romains, tout ce qui touche à la mythologie, super-vilain, policier, inspecteur, requin, sbire et homme de main, milliardaire, Nana Moskouri ou spectateur du Majestic. Les prix pour le concours de déguisement sont donnés au début de la deuxième séance !
Réservations fortement conseillées : possibles dés à présent à la caisse du Cinéma Le Majestic. Soirée proposée par le site Matière Focale.com, Médusa fanzine, le magazine Distorsion et les projectionnistes du cinéma Majestic. Tarifs: 13 euros les deux films / 1 film aux tarifs habituels. Cartes illimitées ugc acceptées pour BATMAN, et tarif préferentiel pour LE GRAND DEFI sur présentation de la carte.

mercredi 6 avril 2016

MEDUSA FANZINE sur Radio Campus (Lille) !

Ce soir, je serai l'invité de l'émission Teethgrinder sur Radio Campus (Lille). Show écoutable en direct depuis ce lien www.campuslille.com ou sur le 106.6 fm/stéréo dans un rayon de 50 kilomètres autour de Lille et puis un podcast sera dispo par la suite bien sûr... Au programme Médusa Fanzine, Dead Rats et plus !
Le lien pour écouter l'émission, les doigts de pied en bouquet de violettes : http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/downloader.php?path=http://www-radio-campus.univ-lille1.fr/ArchivesN/2016-04-06/21h.mp3&name=Teethgrinder_06_Avril_2016_21h.mp3

lundi 4 avril 2016

LE MANOIR MAUDIT chez Artus Films



 LE
LE MANOIR MAUDIT
METEMPSYCO

Dans les années 60 en Angleterre, une jeune femme ressent à distance les crimes commis dans un château. Avec l'aide de son père, elle se rend dans ce manoir maudit pour confondre l'assassin. 

Comme pour beaucoup de films de cette époque, l’affiche est bien meilleure que le long métrage lui-même. Toutefois, l’œuvre d’Antonio Boccaci – seul film dudit bonhomme – est à mon goût un peu trop décriée. Certes, le scénario ne fait pas dans l’originalité et donne dans le bricolage fourre-tout de l’épouvante. A l’instar des trains fantômes de fêtes foraines, les scénaristes (le réalisateur et Giorgio Simonelli) ont voulu en donner pour leur argent aux spectateurs et ont choisi la surenchère en se contrefichant de la logique, de la progression ou pire, du liant entre tous les éléments : nous retrouvons ainsi un monstre hideux au rire sardonique, un château-personnage créant l’ambiance par sa seule architecture, un hindou enturbanné, deux jeunes filles intrépides qui paieront amèrement leur curiosité, le beau portrait, le double rôle (Anna / la Comtesse Irène), un chevalier en armure, une salle des tortures etc. Du coup, on ne s’ennuie guère, même si l’on bougonne tout de même un peu devant tant d’incohérences dans cette machination alambiquée. Après un superbe générique dans un noir et blanc des plus classieux et le meurtre des deux jeunes femmes, l’action retombe très vite et le film s’embarque dans des chemins tortueux pleins de raccourcis scénaristiques faciles. Aujourd’hui, l’on sourit de bonne grâce, car le fantasticophile averti pousse les portes de ce château en connaissance de cause : ce que l’on recherche avant tout, comme Proust avec sa fameuse madeleine, c’est retrouver le cinéma du vieux monde, du bis d’avant, sans CGI, sans montage cut, sans humour à deux balles ; c’est retrouver le bon gout d’une vieille soupe, qui n’est certes pas le meilleur plat du monde, mais qui nous réchauffe à coup sûr le cœur et l’âme. Les interprètes féminines sont au diapason de l’atmosphère générale : Annie Alberti et Flora Carosello (= Elizabeth Queen : quel pseudo !) ne sont certes pas Sophia Loren et Ava Gardner, mais elles possèdent un charme indéniable, délicieusement kitsch, donnant plus de cachet encore à l’entreprise, surtout quand elles sont attachées et en proie à un monstre hideux.
Le meilleur atout du film, outre ses décors et sa photographie noir et blanc, s’avère d’ailleurs être ce monstre défiguré, au maquillage saisissant pour l’époque, qui fait monter à chacune de ses apparitions l’intérêt et l’attention. De surcroît, le bougre vit dans les catacombes et pratique avec une joie non dissimulée la torture… Que du bonheur !
Jetez un œil à l’occasion sur ce (petit) film d’épouvante gothique qui réactualisera les simples émotions que procuraient nos premiers élans cinématographiques, contemporains de l’enfance… Ça fait du bien parfois.

Didier LEFEVRE

METEMPSYCO, Italie 1963. Un film produit par Virginia Films. Prod. : Francesco Campitelli ; réal. : Antonio Boccaci [William Grace] ; scén. : Antonio Boccaci [Anthony Kristye] et Giorgio Simonelli [Johnny Seemonel] ; phot. : Francesco Campitelli et Antonio Boccaci [William Grace] ; mont. : Jean-Pierre Grasset et Gaby Vital ; mus. : Armando Sciascia.
Avec : Annie Alberti [Annie Albert] (Anna et la Comtesse Irène), Adriano Micantoni [Thony Maky] (Docteur Darnell), Marco Mariani [Mark Marian] (George Dickson) et Flora Carosello [Elizabeth Queen] (la Comtesse Elizabeth).
Noir et Blanc, 88 mn.



Chronique initialement publiée dans le Vidéotopsie n°12
Pour commander le film, rendez-vous ici

vendredi 1 avril 2016

Bruno MATTEI, Itinéraires Bis ! en précommande

Cinéphiles du dimanche soir, férus de "cinéma de genre", amoureux des "plaisirs coupables", passez votre chemin et allez vous branler dans vos gogues pestilentiels, les autres, les "médusaphiles", les "videotopsistes", les "bissophiles" précommandez urgement cet ouvrage qui, avant même la lecture, invite au voyage. Et quel voyage ! celui d'un cinéaste méconnu (ou plutôt connu pour de mauvaises raisons), pour lequel notre affection est énorme. Bravo David d'avoir exaucé notre rêve, merci d'être toi-même, laisse aboyer les jaloux, les frustrés, les coincés du bulbe, les envieux... Les chiens aboient et ta caravane fantastique passe ! Putain comme je suis content !


Les pré-commandes pour le livre de David Didelot "Bruno Mattei - Itinéraires Bis" sont ouvertes.
http://www.artusfilms.com/livres/pre-commande-bruno-mattei-itineraires-bis-196
N'hésitez pas à réserver votre exemplaire à un prix avantageux.
Les souscripteurs recevront le livre dédicacé par l'auteur ainsi que deux reproductions des affiches de "Virus Cannibale" et "Les rats de Manhattan". Pré-commandes ouvertes jusqu'à mi-mai.
A faire tourner !

mercredi 23 mars 2016

VIDEOTOPSIE n°17 en précommande !

 

je vous le dis comme je le pense, même s'il ne vous reste que 13 euros en poche, investissez-les dans la 17ème mouture du meilleur fanzine francophone : Vidéotopsie !
Vous vous dites : "il nous déballe sa salade parce que David est son pote", alors oui c'est vrai nous sommes amis mais c'est exactement mon opinion nonobstant notre amitié. Dans Vidéotopsie, les rédacteurs ne se branlent pas le micropénis avec une pince à épiler , ils ne théorisent pas sur le cinoche populaire en se fichant un balai dans le fion, ils vivent le cinéma Bis avec passion, respect et érudition !
Commandez les "yeux grands fermés"


VIDEOTOPSIE N°17 EN PRÉCOMMANDE SUR

 LE BLOG DU FANZINE

Jusqu'au 1er mai, frais de port gratuits (13 euros au lieu de 17 donc).

Disponible début mai


Le cinéma Bis dans tous ses états, même les moins frais... et les plus français : au programme, La Nuit de la Mort ! autopsié, gros entretien avec Raphaël Delpard, et méga-dossier Serge Leroy. Pas mal de George Pan Cosmatos aussi, beaucoup de Riki-Oh, et un peu de Bruce Lee. Des Reviews Bis en tout "genre", de la littérature (rose) qui gicle et qui tache... et plus encore !

168 pages de cinéma bis et de bouquinerie érotico-fantastique !

A précommander à l’adresse suivante :

David DIDELOT
9, rue Maryse Bastié
52 000 CHAUMONT
FRANCE


Paiement par chèque à l’ordre de :
David DIDELOT



mercredi 16 mars 2016

MEDUSA FANZINE n°27 ! Disponible !

Comme annoncé, le Médusa n°27 est paru le vendredi 11 mars.
Toutes les précommandes ont été expédiées. Merci encore à toutes et tous pour votre infaillible soutien.
 En outre, il est disponible à la librairie Métaluna de Paris, à la Microboutiek du Cinéma Nova de Bruxelles (Rue d'Arenberg), dans le fanzinoshop (à privilégier pour les lecteurs d'Outre-Quiévrain).
Il sera également disponible très prochainement chez les collègues de Sin'Art et des Films de la Gorgone et à la librairie Hors-Circuit.
J'en aurai également à disposition (ainsi que des Trash Times et des Zone 52) au Salon Nancy Collector qui se déroulera les 19 et 20 mars prochain à Nancy .





 Je profite de ce post pour vous livrer la première review de ce numéro signée Monsieur Vidéotopsie ! :"
RAYON FANZINES : MEDUSA FANZINE n°27
Dieu qu'on l'attendait celui-là... Mais patience est mère de toutes les vertus comme on dit. Et comme on dirait ailleurs, cet opus 27 est un roc, un pic, un cap - que dis-je un cap ? - une péninsule, celle d'une publication qui n'a absolument plus rien à envier à ses aînés de mags pros...
Sur 188 pages d'une densité rare, la maquette (tout couleurs) est à ce point splendide qu'on a formellement dépassé les cadres du "fanzine" : vous en aviez rêvé ? Didier Lefevre l'a fait... en compagnie de l'ami Chris, un magicien passé maître dans l'art de sublimer - via son clavier d'or - un gros dossier ou une simple chronique. "Médusa" 27, c'est le régal des yeux, c'est le Trois Étoiles de la place, avec mention "très bien" et félicitations du jury. Du jamais vu pour tout dire.
Et puis le ton, le style, le fond... Du Didier dans les grandes largeurs tant la "Lefèvre's touch" vous saute directement aux yeux : fort d'une armée de contributeurs tout-feu tout-bis, l'archéologue en chef dépoussière les pelloches les plus obscures, engage de nouveaux chantiers, multiplie les fouilles, initie de nouvelles recherches, et propose au final un incroyable sommaire : gargantuesque, divers, inédit souvent...
Passion intacte, érudition impressionnante, innovation formelle à tous les étages : "Médusa" volume 27 est une nouvelle pierre angulaire du fanzinat cinoche, le mur porteur d'une presse dite "amateur" revigorée et revivifiée, le constat définitivement acté d'une presse ciné qui change d'ère en changeant d'air. Pour qui n'auraient pas compris, c'est maintenant là que ça se passe, dans "Médusa Fanzine". Majeur, tout simplement. "








Pour rappel : http://lapetiteboutiquedemedusa.tictail.com/ 

Médusa Fanzine n°27 chroniqué sur Darkstar Films





lundi 29 février 2016

Vivement l'invention de l'ubiquité !

Parfois, on aimerait se couper en deux surtout quand deux évènements majeurs se déroulent  concomitamment, hélas personne n'a encore réussi à se cloner ... On se consolera en se disant qu'au moins on a le choix ce qui demeure mieux que de ne pas l'avoir.CQFD

Ainsi, les11,12 et 13 mars se déroulera le deuxième Sadique-Master Festival avec une programmation ad hoc !


  Atroz (Mexique, 2015, Lex Ortega)
  House of whores 2, the second cumming (USA, 2016, Tom Komisar, Daniel Murphy)
  Gudsforladt (Danemark, 2015, Kasper Juhl)
  ANA (Canada, 2015, Frederic Maheux)
  When the black birds flys
  Un ciel bleu presque parfait, de notre ami Quarxx, France, 2016
  Plusieurs courts-métrages, ainsi que deux films surprise, mais qui auront également été sélectionné avec soin, en particulier en exclusivité mondiale, un court métrage secret que Marian Dora n'a jamais diffusé et ne diffusera jamais  ailleurs qu'au Sadique-Master Festival.

Pour le programme complet, avec les heures précises des séances, il vous suffit de cliquer sur ce lien http://www.sadique-master.com/programmation/

 


Coté invités : 
  Monsieur Marian Dora himself, réalisateur de l'extrême s'il en est,  nous fera l'honneur d'être pour la première fois présent dans un festival . Sa filmographie complète est disponible ici: http://www.imdb.com/name/nm2112806/
  Rafael Cherkaski, à qui l'on doit l'excellent Sorgoi Prakov, my European dream.
  Cédric Dupuis, réalisateur de plusieurs courts-métrages mais aussi du jouissif Making oFF http://www.imdb.com/name/nm6318383/

   Kasper Juhl, réalisateur de Gudsforladt.
  Anne-Sofie Adelsparre, actrice principale de Gudsforladt.
  Lex Ortega: Réalisateur de Atroz.
  Abigail Bonilla: Productrice de Atroz.
  Frederic Maheux: Réalisateur de ANA.
  Quarxx, réalisateur de Un ciel bleu presque parfait.
  Et probablement pas mal d'autres célébrités qui ne manqueront pas de se mêler au public.

LES STANDS 2016 !

  Fidèles au poste, vous retrouverez nos sympathiques Romuald et Patrice, qui tiendront leur stand Uncut Movie http://www.uncutmovies.fr/
  Un stand Oh'my gore sera également présent, il vous y sera loisible d'y acheter de nombreux DVD difficilement trouvables dans le commerce http://www.ohmygore.com/
  Les éditeurs Camion noir seront également présents http://www.camionnoir.com/
  Une exposition d'œuvres déviantes sera également proposée pendant la durée du festival.


Aux mêmes dates (pourquoi ????), se déroulera à Bruxelles le festival Offscreen avec comme invité spécial Frank Henenlotter avec en point d'orgue le dimanche 13 mars une journée consacrée aux fanzines à la microboutiek du ciné nova.
J'y serai avec le nouveau Médusa Fanzine mais seront présents également Jérémie Grima (Zone 52), David Didelot (Vidéotopsie) , Laurent Faiella (Le fanzinophile), Rigs Mordo (Toxic crypt), La fraicheur des cafards... ! Venez nombreux nous serrer la pince et boire un godet !