dimanche 27 mai 2018

THE LAST SIGH OF VIDEOTOPSIE... 21

Nous savons depuis Clouzot que l'assassin habite au 21, désormais ce chiffre sera également synonyme de stèle pour le monument du fanzinat français que fut, est et demeurera Vidéotopsie. Un dernier numéro en forme de bouquet final du genre à vous faire péter les mirettes, battre le palpitant, chauffer les zygomatiques et vider les glandes lacrymales...
Visez-moi ce sommaire déclamé par le maître des lieux :
VIDEOTOPSIE n°21… un dernier pour la route

Précommandes début juin, et sortie septembre 2018 : vive la rentrée !
Eh oui, c'est "the last sigh" cette fois, le der des der, et c'est comme ça. Pour l'occas', gros sommaire avec :

- UMBERTO LENZI : dossier hommage et entretien inédit !

- Le cinéma d'AMANDO DE OSSORIO décrypté

- ANTONIO ISASI, l’oublié de la série B espagnole

- Entretien carrière avec LYNN LOWRY ("I Drink your Blood", "Frissons", "La Nuit des Fous Vivants"…)

- LE DÉMON AUX TRIPES disséqué

- Dossier TOM GRIES ("Serpent Island", "Will Penny", "Helter Skelter"…)

- Manga cochon et hentaï savoureux : la saga NETORASERARE

- CATHEDRAL : Carnival Bizarre au pays du doom metal

- Entretien avec FRÉDÉRIC LECLERCQ (alias Eul Crocheille) : le gore au corps et la basse aux paluches !

- VIDEOTOPSIE autopsié : 25 ans de fanzinat… avant de fermer le cercueil

Plus :
- REVIEWS BIS en pagaille

- Cinéma amateur… et à mater !

- Vieilleries en vrac chez le bouquiniste

- Rayon Fanzines

- Et pour quelques infos de plus…

- Témoignages des amis Augustin - Rigs Mordo - Meunier et Didier Lefevre : à propos de "Vidéotopsie"



vendredi 11 mai 2018

TOUTES LES COULEURS DU BIS n°10 en approche

Toutes les Couleurs du Bis atteint la barrière infranchissable à bien des productions amateures que constitue un dixième opus. Combien de fanzines sont tombés au champ d'honneur de l'indifférence bêcheuse du lectorat avant d’atteindre ce chiffre ? Plus qu'un peu ! et c'est rien de le dire. D'ores et déjà bravo pour cette longévité conjuguant abnégation et passion dont fait preuve Stéphane Erbisti. Cela mérite d'être souligné et mesuré à sa juste valeur.
Fidèle à sa formule originelle (un sujet par numéro), Stéphane fête ce numéro 10 en mettant à l'honneur une jeune comédienne, Alexandra Daddario, dont le regard, plus bleu que les eaux d'un lagon, s'avère une invitation au grand plongeon en apnée. Cette actrice contemporaine explore les univers populaires : elle a rencontré les dieux olympiens dans Percy Jackson, croisé un tueur fou dans Berearvement, hurlé au vrombissement de la tronçonneuse de Leatherface ou imprimé l'écran de Je Dante (Burying the ex). Son passage dans la série True Detective a marqué toute l'audience des fans de séries, soudain sortis de la torpeur d'un long tunnel de dialogues par l'apparition de sa plastique fantastique.
Édité par Sin'art, cet opus est en précommande.  Il sera évidemment disponible dans la Petite Boutique de Médusa dans les jours à venir !


dimanche 6 mai 2018

L'Au-delà en précommande chez Artus Films !


Il y a peu,  paraissait L'enfer des Zombies dans un superbe écrin (combo DVD + Blu Ray + Livre(t)), une édition d'une telle splendeur qu'elle aiguisait les jalousies les plus rances et la mauvaise foi patente d'une poignée de trolls autoproclamés spécialistes du maestro... ça nous ferait marrer si ce n'était pas aussi pathétique.   C'était parti pour la litanie des âneries qui obligeait l'éditeur à sortir de son habituelle réserve pour mettre les barres sur les I et les points sur les T (laissez, j'avais envie de changer). Ayant très très modestement participé à l'invitation du grand manitou Fulcien (Lionel Grenier du site www.luciofulci.fr), je ne plongeais pas dans la mêlée, morveux d'être à la fois juge et partie mais, quand même, il y avait de quoi se l'éplucher façon artichaut... Franchement ! Naïvement, je pensais que, tous, nous nous réjouirions de ce bonheur ressuscité, de ce morceau de paradis perdu retrouvé,  de redécouvrir les morts vivants putréfiés du grand Lucio avec joie et allégresse. Que nenni ! L'époque est à la bile crachée sur tout ce qui bouge, à l'égocentrisme portée en étendard et à la jouissance pénible de son pouvoir de nuisance flanqué derrière un écran... Triste monde dont ma dégoutation apparait infinie et, pour le coup, insondable...  Personnellement, et en toute objectivité, je n'ai pas assez de mains pour faire résonner un tonnerre d'applaudissements saluant la beauté de cette édition, formellement parfaite (d'accord le rangement des galettes n'est pas des plus efficients mais refusons nous les avances d'une souris pulpeuse parce qu'elle a un grain de beauté sur le petit orteil ? balance-t-on sa Mercedes contre un pilonne du pont de l'Alma parce que la boite à gants est trop exigüe ? ), complémentaire des précédentes éditions françaises en termes de bonus et d'une qualité d'images inégalée dans l'hexagone (et peut-être ailleurs, mais, franchement, je n'ai qu'une vie et je n'ai pas envie de sacrifier mon temps à vérifier si le DVD de l'Ouganda a plus de grains que celui de la Nouvelle-Guinée...).  D'ailleurs, j'en ai soupé de la dictature de "ceux qui savent et sont convaincus d'avoir raison et n'ont plus à se casser le cul pour réfléchir", qui ont un blu-ray estampillé Arrow ou Criterion et qui balancent le reste de la production dans les gogues... Je ne nie pas la qualité de ces éditions mais tout le monde n'achète pas des imports dans une espèce de volonté élitiste à l'exact opposé de ce que fut et restera le cinoche populaire. Je me suis trop enfilé de films dans des VHS de quatorzième génération pour savoir qu'effectivement la technique c'est beau mais que ce qui compte le plus,  ça demeure le film, le scénario, les personnages, le "mood"... Bravo donc à Artus Films et Lionel Grenier, bravo et mes remerciements les plus sincères.

Si j'écris tout cela un dimanche matin, c'est parce que s'annonce déjà L'Au-Delà, perle noire de Lucio Fulci, vision infernale d'un monde en décomposition. La précommande est lancée... Vous savez ce qu'il vous reste à faire : https://www.artusfilms.com/

samedi 24 mars 2018

Black Lagoon n°2 en préco !

Après un premier numéro remarqué et remarquable, Black Lagoon s'apprête à transformer l'essai avec un second opus au sommaire affriolant. Leur ligne éditoriale, dans l'esprit des "Monster Mag", s'attache ici à la personnalité de Jim Wynorski, réalisateur atypique et prolifique qui ne s’embarrasse pas des oripeaux de la bienséance. Voici le sommaire en détail des 100 pages comme l'aigle à deux têtes, au sommet du zine, l'a annoncé ...


THE BIG WYNORSKI
En plus d’une interview exclusive que nous a si gentiment offert le prolifique rouquin, nous avons passé au crible environ une quarantaine de ses films. Au programme : de l’horreur faite de robots tueurs et de reptiles énormes, de l’héroïc fantasy tongue in cheek, de la science-fiction mutante et… un max de déesses peu avares de leurs charmes.

SWAMP THING : en vert et contre tous !
Histoire d’embrayer sur le long-métrage signé Jim Wynorski , Black Lagoon vous emmène patauger dans les marais putrides de la Louisiane via une rétrospective sur tout ce qui a fait le succès de la Créature du Marais : le comics, les films, la série TV, le cartoon, sans oublier les toys et l’infâme jeu vidéo.

IVAN CARDOSO : Horror Do Brasil !
Le réalisateur brésilien Ivan Cardoso adore à la fois les classic monsters et faire marrer son public. Ça tombe bien, nous aussi. Quoi de plus logique donc que de lui rendre un hommage bien mérité dans ce fanzine en revenant sur ses monster movies ?

MONSTERVISION : The Horror Show
Si par chez nous la délicieuse Sangria passait des accords avec le diable, chez nos copains ricains c’est le jovial Joe Bob Briggs qui faisait valser les monstres sur les tubes cathodiques. Moins sexy, certes, mais les vilains bestiaux qu’on y trouve sont terriblement plus excitants que ceux dont s’entoure Hanouna !

KLAUS COMBAT
Après Nosferatu à Venise dans le précédent numéro et histoire d’en finir une fois pour toute avec le gazier (enfin, jusqu’à nouvel ordre...), on a potassé pour vous les deux autobiographies du père Kinski et le monstrueux pavé de Troy Howarth « Real Depravities » qui analyse l’intégralité des films dans lesquels apparaît le teuton fou. Attention, ça envoie du gros !

Domestic Terror et Diabolus in Musica : deux nouvelles rubriques entièrement dédiées aux bonnes galettes à consommer sans modération, qu’elles soient filmiques ou musicales. Branchez votre téléviseur et ressortez vos discmans, ça va bouger.

Craignos Sentai : le retour des gloumoutes les plus dingos en provenance du pays du soleil levant, toujours au poste pour cogner du héros casqué.

Sans oublier les news du moment et quelques fausses pubs qu’on aurait presque honte de vous montrer (mais vu qu’on s’en fout on le fait quand même).
Depuis hier (encore bon anniversaire Lino !), Black Lagoon est en précommande et je vous copie-colle le modus operandi pour obtenir le précieux objet.
La voici : Pour effectuer votre commande vous avez donc deux options :
- Vous réglez avec un compte Paypal.
Sur la page de votre compte Paypal vous cliquez sur « Payer ou envoyer de l’argent », puis sur « Envoyer de l’argent à vos proches ». Ne choisissez jamais « Payer des biens ou des services » sinon Paypal se servira au moment de la transaction. Apparait ensuite un cadre où il vous suffira de renseigner l’adresse mail du fanzine « fanzineblacklagoon@gmail.com ». Phase finale sur la page intitulée « Vous envoyez de l’argent à Black Lagoon » : renseignez le montant total de votre commande (prix du ou des fanzines (10 euros par zine) + frais de port), ajouter un petit message avec vos coordonnées et cliquez sur « Continuer ». SURTOUT N'OUBLIEZ PAS D'INDIQUER VOTRE ADRESSE AVANT DE VALIDER !!!
Si vous avez du mal à suivre tout ça vous pouvez vous référer aux deux captures d’écran ci-jointes (cliquez sur chacune d'elles pour avoir tous les détails)
- Vous réglez par chèque à l’adresse suivante : « Jérôme BALLAY, Le Catinat, Place Albert Serraz, 73800 MONTMELIAN ». N’oubliez pas de bien préciser votre adresse si elle ne correspond à celle présente sur le chèque.
Concernant les frais de port, ceux-ci sont très simples à calculer, le poids d’un seul exemplaire faisant 500 g, vous pouvez retrouver tous ces tarifs sur le site de La Poste :
- pour tout envoi en France ils se montent à 4,80 euros pour un exemplaire et à 6,40 euros pour 2, 3 ou 4 exemplaires.
- Pour tout autre pays européen, grâce au tarif « Livres et Brochures » on a 1,32 euro pour un exemplaire, 2,55 pour 2 et 3,40 pour 3 et 4 exemplaires.
- Concernant les pays hors communauté européenne ces mêmes frais se montent à 2,20 euros pour un exemplaire, 4,26 pour 2 et 5,67 pour 3 et 4.
Black Lagoon est également disponible sur la petite boutique de Médusa (nombre d'exemplaires restreint toutefois, une dizaine)

samedi 10 mars 2018

Punk à singe, correspondance avec François Bégaudeau

"J'suis p'têt du genre malin mais j'me sens méchamment plus intelligent quand je pense le pire le désordre du monde m'inspire une tendresse amusée au moins le malheur y est d'une criante sincérité" (Logique du Pire, Zabriskie Point)

 Punk à singe, correspondance avec François Bégaudeau a tout du livre piège pour ma pomme car, évidemment, une fois que j'ai mis le nez dedans (plutôt les yeux si nous causons de lecture), impossible de m'arrêter avant d'en avoir atteint le point final. Exalté parce que je découvre dans cette correspondance, je suis  ravi de lire, enfin !, un vrai débat d'idées à propos du punk qui sort des sentiers battus et de la litanie des clichés et des croyances (fausses, c'est même le principe d'une croyance). Pour mettre en exergue leurs points de vue, les deux correspondants convoquent aussi bien Deleuze que les Wampas, NoFx ou Nietzche, Iggy Pop, Joe Strummer ou Spinoza ! 
 Nous ne connaitrons jamais le nom de celui qui passe à la question l'auteur de "être et avoir", Bégaudeau donc, qui fut, le grand public l'ignore, le chanteur et parolier du groupe punk français Zabriskie Point (vous la remarquez l'allusion cinématographique ?) dont certaines chansons sont dans mon panthéon du genre, surtout Logique du pire, chef d’œuvre absolu pour mes cochlées et mon esprit. Pas de nom,  même si je peux mettre un visage sur ce personnage érudit puisque je le croise souvent aux soirées Bon Chic Mauvais Genre de Lille. C'est d'ailleurs avant la diffusion du dernier Cattet / Forzani qu'il m'a offert ce livre, édité par sa structure Les âmes d'Atala qui publie également son fanzine Amer (rien à voir avec le duo, même s'il les interviewa à l'occasion de leur première venue ...).
Sur le site, nous apprenons que ce long dialogue  avec François Bégaudeau a été réalisé au cours d’une correspondance électronique entre le 9 juin 2015 et le 11 novembre de la même année. Il a pour point de départ une conférence sur le punk donnée par François à l’Institut de Sciences Politiques de Lille  en février 2015. ça ne s'invente pas !
Outre les délices que m'a procurés la lecture de cet échange, elle résonne complètement en moi, qui me considère toujours punk dans l'âme et même dans le corps. Né la même année que Bégaudeau, je suis tombé dedans un peu plus tôt que lui mais touché de la même manière indélébile, celle qui ancre à jamais ce que nous sommes et ce que nous serons pour la vie.  Punk, ça ne signifie pas que je passe deux heures chaque matin pour me coiffer correctement la crête ou que je m'enferme dans un pessimisme moribond en beuglant "no future" toute la sainte journée mais cette musique continue d'éveiller en moi des sensations puissantes, un souffle de vie exaltant et de m'inonder de joie. Quelle joie le rock"n"roll ! comme chanteraient les Wampas ! Oui, quelle joie et quel plaisir de s'apercevoir que je ne suis pas le seul à le penser !

D.L

mercredi 7 mars 2018

Des nouvelles de Mars !

Alors que la France se caille les miches et que le plouc du 21ème siècle est surpris qu'il neige en hiver, l'espoir d'un printemps prochain nous remonte le moral comme les bretelles rehaussent notre falzar pour parer à notre embonpoint. Comprendre que nous n'y croyons plus vraiment mais que nous acceptons de faire semblant dans la grande farandole mongole. A la lecture de ces quelques lignes, vous vous dites (à juste titre) que je dois cafarder sec mais avouez que les raisons de sortir les cotillons et de claironner notre joie de vivre dans la trompette en plastique du bonheur ne sont pas légion à une époque où il reste moins de 4000 tigres vivants sur cette planète, où en France on massacre la poignée de loups qui ont le malheur de montrer le bout de leur museau et où la censure et son corolaire toxique l'auto-censure triomphent alors qu'un nouvel ordre moral nous est imposé à grands coups de burin dans la tronche. Alors avant qu'il ne soit interdit de penser, dansons encore un peu avec le diable...

 La censure, Aurélia Mengin en a fait l’amère expérience puisque l'affiche de son festival réunionnais, Même pas peur, fut prise à partie alors qu'Aurélia était vouée aux gémonies par une bande d'hystériques extrémistes, qui visiblement, se sont trompés de cible sinon de combat. Ce n'est pas en pourfendant l'art (quelle que soit son expression) que leurs idées "progressistes" triompheront. Bref, accuser Aurélia Mengin de racisme équivaut à mes yeux à pérorer  que la Terre est plate ! Pour mettre un terme à la polémique, Aurélia a choisi de s'auto-censurer dans une seconde affiche lourde de sens sur notre époque. Finalement, le festival a eu lieu, c 'est bien là le principal !
Pour découvrir cette artiste poétique, amoureuse du Merveilleux et du Fantastique, replongez vous dans les pages que nous lui avons consacrées dans Médusa Fanzine ou courez à l'exposition de son travail (photographies et films) à l'espace Cinko à Paris les 9 et 10 mars prochain (mais c'est dans deux jours !)

Toujours à Paris, aura lieu ce week-end, la quatrième édition du Sadique-Master Festival,  l'événement cinématographique le plus infâme du pays(ce sont eux qui le scandent !). Cela se passe au cinéma Les 5 Caumartin, situé à côté de la gare Saint-Lazare. L'occasion idéale de respirer un autre air, moins vicié que l'air ambiant. Un peu de trash dans ce monde aseptisé, un pas de côté dans les bonnes manières, le Sadique-Master Festival présente des films invisibles par ailleurs. Si vous appréciez la différence, la décadence, la déviance et le mauvais goût, ruez-vous y ! Pour plus de renseignements, consultez cette page .


Un peu plus tard, le 4 avril, Marteau Films 
sort un long métrage fantastique appelé LA FILLE AUX DEUX VISAGES au St-André-des-Arts pour une durée d’un mois. Inutile de dire qu'au niveau promotion et distribution, la boite de Gautier Cazenave n'est pas du même acabit que les rouleaux compresseurs qui nous vendent des comédies franchouillardes jusque la nausée. Alors allez voir le film et surtout, partagez un maximum cette info !
Pour vous façonner une idée plus précise, vous pouvez également regarder la bande annonce sur youtube. Comme je suis gentil, je vous file le lien, il n'y a même pas à chercher !

Marteau Films se lance également dans l'édition DVD de films Z pas piqués des hannetons. Une campagne Ullule démarrera bientôt. Si les préventes sont suffisantes, vous aurez de sacrées galettes à offrir à vos rétines médusées (normal si vous lisez Médusa...) ! Il y aura BULK (l'orthographe est la bonne !) , mais aussi BLACK BAT, L’EMPIRE DES SINGES, et un film d’horreur plus sérieux appelé RAZORS : LE RETOUR DE JACK L’ÉVENTREUR. Le lien : http://ulule.com/bzz-dvd


Autre réjouissance, Commando Ninja. Ça fleure bon les années 80, celles de la Cannon, des ninjas bardés d'armes sophistiquées (les étoiles de Ninja qui dit mieux pour exécuter discrètement un adversaire dans un halo luminescent ?), du culte de la camaraderie belliqueuse... et la bande-annonce fait carrément goder !Soutenez Commando Ninja !  Benjamin Combes adore, tout comme nous, les films de cette époque et leur rend hommage à travers cette production carrément démente. Rendez-vous sur la page Kickstarter du projet pour mater la bande-annonce et contribuer à l'avènement de ce futur film culte (et je pèse mes mots !). C'est par là : http://benjamincombes.com/commando-ninja-kickstarter/


 D.L

vendredi 23 février 2018

TERREURVISION 5 disponible


Comme chaque année, l'équipe de Terreurvision fait le bilan des pelloches qui foutent les pétoches. Pas seulement celles sorties en salles mais également en VOD, DVD, BluRay
Ce numéro 5 est disponible sur la petite boutique de Médusa.

jeudi 1 février 2018

FRIGHTMARE chez Uncut Movies

Pete Walker a actuellement le vent en poupe dans l'Hexagone et c'est tant mieux ! Uncut Movies vient d'éditer l'un de ses meilleurs films, Frightmare dans un magnifique médiabook limité à 1000 exemplaires. Outre le film, vous retrouverez un documentaire intitulé "Pete Walker : de la grivoiserie au cannibalisme" signé David Didelot, un livret de 28 pages et un poster collector. Pour le commander, c'est ici !
Pour vous donner encore plus l'eau à la bouche, je reproduis ici la chronique que j'avais réservé au film dans le Médusa 27.



Certains ont parfois comparé hâtivement ce film avec le contemporain Massacre à la tronçonneuse de Tobe HOOPER. Il est vrai que, dans les deux longs métrages,  il est question de familles dégénérées aux appétits cannibales mais comme le dit l’adage, comparaison n’est pas raison et Frightmare développe une toute autre thématique. D’abord, dans Frightmare, les dames mènent le bal alors que les protagonistes masculins se contentent de subir, de regarder ou d’être à côté de la plaque. Ensuite, le film met en exergue un criminel d’un autre type, un peu comme si la mère de Norman Bates avait été bel et bien réelle et non le fruit de son imagination. Dorothy Yates (excellentissime Sheila KEITH) est une rabid grannie avant l’heure ! Une mémé friande de cerveaux en sauce qui continue ses forfaits bien après sa sortie de l’hôpital psychiatrique devant le regard soumis de son crétin de mari (le génial Rupert DAVIES : Dracula et les femmes, etc.). Le film s’ouvre sur une séquence en noir et blanc, nous sommes en 1956 sur une fête foraine vidée de ses amateurs.  Là, un homme (Andrew SACHS) est sauvagement assassiné. S’en suit le procès des coupables, Dorothy et Edmund Yates, condamnés à l’isolement en psychiatrie. Avec la couleur, vient notre époque (enfin le début des seventies). Les deux filles du couple Jackie (Deborah FAIRFAX) et Debbie (Kim BUTCHER) tentent de trouver un équilibre. Pas facile car Debbie sombre dans la délinquance et Jackie s’inquiète beaucoup pour elle. Elle en cause d’ailleurs à Graham (Paul GREENWOOD), un psy con comme un balai. Là, McGILLIVRAY et WALKER donnent un coup de griffe à cette profession qui, selon le réalisateur, est surévaluée. Il n’a pas tort le bougre ! Mais généralement, au cinéma, les psys et autres experts sont vendus comme des sortes de héros à l’aura mystique. Ici, c’est un brave couillon qui ne verra pas venir son funeste sort. Evidemment, les quinze années passées à l’asile, n’ont pas guéri les vieux anthropophages et pire, leur perversité semble héréditaire !
 A mes yeux, il s’agit du chef d’œuvre de son réalisateur, celui où il bouscule toutes les conventions, où il déplace le curseur vers plus de trash et de subversion. Il cède aux sirènes du gore mais parcimonieusement. Ces séquences « obligatoires » dans l’horreur contemporaine sont accessoires tant la force et l’esprit du film résident ailleurs. Il est salvateur de voir  des méchants aussi charismatiques, aussi ordinaires. Oublié le poncif de la grand-mère apeurée qui s’évanouit en hurlant, place à la vieille garce cruelle et sadique ! Découvrir aujourd’hui Frightmare nous venge de deux décennies de « slashers » donnant la vedette à des jeunes adultes écervelés. Le film doit beaucoup au talent incroyable de Sheila KEITH, elle domine le casting et écrase de sa prestance les pourtant mignonnes Deborah FAIRFAX et Kim BUTCHER. WALKER déclare que s’il ne devait garder qu’un film dans sa filmographie, cela serait celui-là, je ne peux qu’opiner du chef tant Frightmare m’a poursuivi longtemps après sa vision. Une horreur moderne était donc possible en Angleterre, contrée de l’épouvante gothique. La famille n’est pas forcément ce modèle de stabilité, cet havre de paix et de sérénité, ce précieux réconfort vanté pour toutes les occasions. Non, la famille peut être aussi un nid de vipères malsaines, le lieu secret de toutes les perversités, de tous les tabous : inceste, cannibalisme, homicide. L’humanité est une salope et rarement on nous l’aura montré aussi explicitement que dans Frightmare ! A ce propos, le titre italien tombe à pic car, effectivement, les bêtes sont parmi nous


FRIGHTMARE
Un film produit et réalisé par Pete WALKER (1974)
Titre espagnol : Terror sin habla
Titre italien: Nero criminale – le belve sono tra noi
Scenario: David McGILLIVRAY
Photo: Peter JESSOP
Montage: Robert DEARBERG
Musique: Stanley MEYERS
Avec Rupert DAVIES, Sheila KEITH, Deborah FAIRFAX, Paul GREENWOOD, Kim BUTCHER,  Fiona CURZON, Jon YULE, Nicholas JOHN, Andrew SACHS, Leo GENN…
 


D.L