mercredi 9 octobre 2019

BLACK LAGOON 3 et L'APPEL D'AZATHOTH dispo sur la petite boutique de Médusa

Les news sur ce blog se sont raréfiées consécutivement à un déficit de motivation et à d'autres occupations terriblement chronophages. Toutefois à l'approche de la saison des citrouilles, je sors de ma tanière tel un vieil ours allant humer truffe en l'air les brises d’automne avant l'hibernation.
L'occasion de vous prévenir que deux nouveaux zines (que je chroniquerai avidement après lecture) rejoignent les étals de la petite boutique de Médusa, sous perfusion depuis la fermeture de tictail mais toujours en vie.

Black Lagoon 3
au sommaire : Idrophobia (les sous-dents de la mer italien) Don Glut, un film indonésien (miam) Special Silencers, un retour sur la genèse de Piranha 2... 102 pages tout couleurs !

10 euros + 5 euros de frais de port  





L'APPEL d'AZATHOTH n°1
Au sommaire : un retour sur la saga Fright Night, dossier Fantastic Factory (super idée), Chuck Norris, des chroniques. 100 pages tout couleur (Chris Steadyblog à la mise en page)  Un premier numéro très prometteur !

15 euros port compris

en cours de réapprovisionnement









dimanche 14 juillet 2019

ABORDAGES n°3 Ténèbres



 Que les (rares) lecteurs de ce blog me pardonnent ou me jettent des poignées de groseille si cela les soulage, mais je n'ai pas beaucoup de temps pour l'alimenter... C'est d'autant plus dommage que l'actualité est plutôt florissante en matière de fanzines ces dernières semaines. Je vais tenter du coup de remonter le courant.
Je commence aujourd'hui avec le troisième opus d'Abordages, fanzine atypique et attachant qui consacre à chaque numéro l'intégralité de son sommaire à un film. Après Halloween (le Carpenter) et Manhattan, il s'agit de leur premier plongeon dans la mer de tous les délices, le cinéma italien. C'est d'ailleurs marrant qu'ils aient choisi un des films bouclant l'âge d'or (1982) de ce cinéma de tous les excès, de toutes les audaces pour inaugurer leur publication. La formule reste la même, dans un sommaire sous forme de cadavre exquis, plusieurs plumes témoignent à propos du film en évitant soigneusement de tomber dans la sempiternelle chronique de film mais en choisissant un angle, un point de vue original pour évoquer à nouveau le talent de Dario Argento.
A ce titre, ce sont les textes que je préfère dans le zine de Jocelyn Manchec, goutant fort peu les dessins et autres collages qui me rappellent les publications  d’Espoirs Éphémères, d'Illusion Perdue ou d'Euryale. Certes, la fibre nostalgique fait son œuvre, comme la mise en page gentiment oldschool, mais j'aurais voulu en lire davantage de la part des deux Vincent (Jourdan et Roussel) par exemple !
Je ne vous ferai pas l'affront de vous parler du film en lui-même que tout le monde a vu et ratarevu mais je me permettrai de vous inviter à commander Abordages (d'autant qu'il est quasi gratuit, il y a quand même les frais de port et c'est bien le minimum !) car les occasions de parcourir des textes pertinents et originaux sur Dario Argento se font aussi rares que les cheveux sur le crâne de Yul Brynner.
 J'ajouterai enfin que l'initiative, de toute façon, mérite d'être soutenue à l'heure où l'on se plaint de l'uniformité des productions, des lectures et des programmations.
A l'Abordage !
D.L

PS: Le hasard n'existant pas, j'ai récupéré dans le même temps le LP de la B.O du film qui m'a accompagné pour écrire ces quelques lignes.










mardi 28 mai 2019

TOUTES LES COULEURS DU BIS 11 DISPONIBLE

Il l'avouait lui-même sans honte aucune : il n'était pas un très bon réalisateur. Pourtant, il n'a jamais perdu d'argent au cours de sa carrière et ses films n'en ont jamais fait perdre à ses producteurs. Avec un début de parcours qui semble calquer celui de Russ Meyer, puisqu'il débuta lui aussi en mettant en scène des nudies puis des roughies (des drames violents), Herschell Gordon Lewis va, comme son illustre confrère, marquer d'une empreinte indélébile le monde du cinéma. Non pas en utilisant des actrices aux seins volumineux mais en montrant au public ce qu'il n'avait encore jamais vu sur un écran : du sang qui jaillit à foison ! Avec Blood Feast, réalisé en 1963, Herschell Gordon Lewis fait gicler le précieux liquide rouge sur la pellicule comme jamais personne avant lui et invente, par la même occasion, le cinéma gore. Avec ses effets bricolés avec trois bouts de ficelles et pas mal de système D, Herschell Gordon Lewis va révolutionner le cinéma d'horreur et ouvrir la porte à des tas de réalisateurs ou spécialistes en effets-spéciaux qui vont s'engouffrer dans cette brèche et nous offrir des spectacles qui repousseront de plus en plus loin la violence à l'écran. Mais il faut toujours garder en mémoire qu'avant Sam Raimi, George Romero, Dario Argento, Lucio Fulci, Noboru Iguchi, Olaf Ittenbach ou Peter Jackson entre autres, il y a un homme à qui le cinéma d'horreur doit un respect éternel et cet homme, c'est Herschell Gordon Lewis à qui ce onzième numéro de Toutes les Couleurs du Bis rend hommage à travers une biographie, un interview et la chronique de l'intégralité de sa filmographie...

 Onzième livraison disponible dans la petite boutique de médusa : 8 euros + 5 euros de participation aux frais de port soit 13 euros par paypal.









vendredi 10 mai 2019

MALADJUSTED


Alors qu'il avait déclaré qu'il arrêtait pour de bon le fandom dans l'édito du dernier Everyday is like sunday, Sam Guillerand a cédé aux sirènes de la micro-édition avec ce prozine sobrement et justement baptisé Maladjusted. Il faut dire que Nasty Sam a le démon aux tripes et vit ses envies avec passion (ou ses passions avec envie). Il n'arrête jamais,  multipliant les projets musicaux (PrisonLife, Demon vendetta,...), éditoriaux (le livre Enjoy the violence sur le métal hexagonal, ses participations à de nombreux magazines), trouvant même le temps, entre deux tournées, de causer dans le poste ou d'organiser des soirées cinéphiles. Sam fait ce qui lui plait et ne s'interdit rien,  tant qu'il assouvit ses premières amours adolescentes (le splatter gore, la zik, la littérature, l'univers de l'horreur) qui sont toujours ses goûts d'aujourd'hui. Maladjusted est à l'image de son créateur, foncièrement authentique, marqué du sceau de l'intégrité, assumant ses choix parfois tranchants, franc du collier et biberonnant à toutes les mamelles qui ont nourri son homme. L'ouvrage embrasse les univers de Sam de manière intimiste, il s'y livre dans de longs textes autobiographiques sur son parcours, ses premières fois (auxquelles il attache beaucoup d'importance.. premier concert, etc.), ses disques indispensables. Le lecteur ne se sent jamais mis de côté,  au contraire, à l'instar du Replay de David Didelot, ses mémoires éveillent des souvenirs enfouis, ressuscitent des mélodies oubliées et invitent à l'introspection sans jamais sacrifier au sentimentalisme nostalgique, sans jamais s'ériger en chapelle du bon goût. D'ailleurs les chapelles, Sam en a cure, pas pour lui les cultes monomaniaques,  lui qui milite depuis toujours dans ses zines pour une couverture globale de la culture, sans la prendre par le petit bout de la lorgnette. Pour lui, cinéma,musique, BD, littérature font partie d'un même tout, d'une globalité raffinée et non d'univers parallèles. Pas pour rien que le bonhomme est féru de crossover !
J'avoue n'avoir jamais trop gouté les zines généralistes, même si je m'y suis frotté aussi moi-même,  à l'aune de Médusa, en incluant son siamois Euryale pour causer de toute la musique que j'aime qui ne vient pas du blues mais cela n'avait duré que quelques numéros (4), le temps d'interviewer Norma Loy, Kriegbreit ou The Grief. Par contre, chez Sam,  j'y adhère totalement parce que le gazier aux manettes s'avère un modèle d'activisme et que son engagement tous azimuts force l'admiration.
 Et surtout, Sam a du style. Je trouve Maladjusted  incroyablement bien écrit offrant le corollaire nécessaire aux propos tenus.
Maladjusted est un ovni dans le microcosme du fandom hexagonal, un objet rafraichissant dont la lecture m'a enthousiasmé. Et puis lire dans un zine le nom de Lords of the new church m'a filé une gaule à décrocher des lampions.
A découvrir d'urgence pour qui aime la zik, le ciné, la littérature, les gars qui ont des choses à dire et les écrivent avec passion.
Pour commander c'est par ici : Maladjusted

vendredi 26 avril 2019

Les Médusa 13 sont arrivés !


Bonne surprise ce matin dans la boite aux lettres avec l'arrivée des rééditions du Médusa Fanzine n°13 ! Il en reste encore quelques uns de disponibles, ne trainez pas ! (voir quelques posts plus loin)
Pour ceux qui l'ont précommandé, les envois débutent demain 27 avril !
Enjoy !


jeudi 25 avril 2019

SCREAM 16 disponible !


Le Scream 16 est disponible dans la petite boutique de Médusa (toujours sans plateforme mais je cherche !). 64 pages couleur . Au sommaire Britt Nichols, une comédienne "francophile" (7 films avec Jess) et un retour sur la préhistoire à l'italienne, vous savez quand les femmes avaient une queue !










jeudi 4 avril 2019

LE NOUVEAU TERREURVISION 6 est disponible !

Si les hirondelles reviennent au printemps, TerreurVision ramène sa fraise chaque début d'année (février) pour nous conter les belles terreurs de l'année écoulée. Un retour sous forme d'anthologie de ce qui est sorti au cinéma, en VOD ou en DVD pour nous faire frissonner l'échine. Ce numéro 6 est agrémenté de deux entretiens ce qui n'est pas pour nous déplaire.
48 pages, couverture couleur, 60 sorties qui ont titillé l'adrénomètre.
6 euros + 4 euros de port bah ça fait 10 euros port-compris par paypal à cette adresse : evildeadrat@gmail.com
N'oubliez pas d'indiquer vos nom et adresse.
Hurry up avant que le stock ne fonde !










lundi 1 avril 2019

Réédition du MEDUSA FANZINE n°13

En attendant la sortie prochaine (dans plusieurs semaines) du Médusa 29 et à l'occasion des 30 ans de la publication, je vais ressortir en version "deluxe" (ça veut dire sans les agrafes) le numéro des 10 ans (qui fête donc ses 20 ans lui ! Comment je compte bien et sans utiliser mes doigts ! ) à savoir le Médusa Fanzine n°13...
64 pages de pur jus Bis, Laura Gemser, des polars italiens, la rose écorchée, Vince Rogers !
Couverture couleur et tout le toutim pour 8 euros + 4 euros de participation aux frais de port.

SOLD OUT







 Au sommaire : Rubriques Nostalgia, Alméria, Bismania, Polars italiens, Entretien avec Vince Rogers, Filmo Laura Gemser, Le courrier des lecteurs, la Zinotek, The ugly et quelques pages pour fêter les 10 ans du zine !

Réservez vite, il n'y en aura pas pour tout le monde. Sortie deuxième quinzaine d'avril.


samedi 30 mars 2019

LA PETITE BOUTIQUE FERME SES PORTES PROVISOIREMENT...

La nouvelle était tombée à la fin de l'année passée, l'application qui hébergeait la petite boutique allait disparaitre dans les limbes de la toile et il me fallait migrer vers un autre hébergeur, tout aussi sympathique mais bien plus payant. Forcément, je m'y refusais car ce surcoût impacterait directement le prix des zines proposés et ce n'est pas vraiment l'esprit de notre crèche.
Bref, en attendant de trouver mieux et surtout d'avoir le temps de trouver mieux, je proposerai les fanzines directement sur ce blog.
Je tenais en tout cas à réitérer mes remerciements au près de 500 "clients" qui ont fréquenté plus ou moins régulièrement la petite boutique, permettant d'écouler un nombre assez substantiel de fanzines et de me faire connaitre tous les postiers de mon bled...
Plus que jamais, vive le fanzinat !
et à très bientôt, ici ou ailleurs !

D.L


PS: Le Médusa 29 avance bien ! Je pense que vous ne serez pas déçus du voyage !


vendredi 15 février 2019

REPLAY de David DIDELOT en précommande

REPLAY - Autobiographie : commandes ouvertes !


"Les films, le fantastique, l’horreur et le cinéma bis plus globalement : c'est un peu ma vie si l'on veut résumer, mon carburant et mon combustible ; sans cela, pas d'énergie dans le moteur. J'y aurai consacré tout mon temps libre jusque-là, et il était donc normal que cet ouvrage s'écrivît au fil de mes passions cinéphiles et de mes activités cinéma." 


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272 pages

Format A5

Pas une photo... mais beaucoup de mots !
Des rencontres, des joies, des peines, des fanzines et des films... beaucoup de films ! 

Pour commander la chose :

jeudi 25 octobre 2018

AVANT GOUT... un peu de Médusa Fanzine n°29 ...



Je l'avais annoncé, je ne serai pas en mesure de livrer un Médusa Fanzine en 2018, trop occupé, par ailleurs,  à me farcir des livres de sociologie des organisations et autres schémas heuristiques. A un moment, j'ai pensé vous délivrer tout de même un fast-zine compilant quelques chroniques de pellicules dévorées cet été, j'avais même rencardé mon maquettiste favori sur le coup, puis l'envie est passée comme une colique engendrée par l’absorption d'un kebab faisandé. Faut dire que cet été, j'ai pris un putain de direct dans le pif avec la sortie du dernier Vidéotospie, quintessence de l'esprit séminal du fanzinat, un zine qui m'a réconcilié avec le fandom et a remis l'église au centre du petit village des zineux. Non, désolé, sorry, le faux do-it-yourself ne passera pas par moi, plus maintenant, pas après presque trente ans de loyaux services dans le bazar. J'ai passé l'âge de suivre les modes, le Médusa Fanzine n°29 sera tel que je le veux, point barre, ultime soubresaut d'une passion dévorante qui m'a rongé l'âme toute ma vie. Cette fois, la date est posée : printemps-été 2019, un peu après la chute de New York, histoire de souffler quelques bougies avec les copains et surtout d'offrir une part du gâteau aux lecteurs pour se régaler encore.
Le sommaire de ce prochain opus est déjà bien avancé et nous comptons notamment nous pencher sur le cas de Jason BLUM, producteur (au bon sens du terme) et instigateur d'un souffle nouveau dans la production horrifique américaine. Pour se faire, nous avons notamment causé avec Lucas HESLING, auteur de BlumHouse, De Paranomal Activity à Get Out, L'histoire de la maison de production et de son créateur, Jason Blum à l'origine du renouveau du cinéma d'Horreur. 

Voici pour patienter, en avant-première, deux questions de l'entretien qui paraitra dans le prochain Médusa !


Médusa Fanzine : Jason BLUM, opportuniste ou stratège ?
Lucas HESLING : Je dirais les deux ! Mais en aucun cas dans le mauvais sens du terme. Opportuniste, il l’est dans sa façon de miser sur des concepts, des idées originales et des auteurs de talents. S’il voit passer un excellent scénario ou un auteur prometteur, il met le grappin dessus. Et il n’y a aucun mal à cela, c’est même tout le travail d’un bon producteur. Et cette forme d’« opportunisme » n’est pas sans risque puisqu’on ne peut être convaincu qu’une idée est bonne que lorsque le film est soumis au public. C’est ainsi que Jason BLUM a essuyé plusieurs échecs.
Stratège, Jason BLUM l’est dans sa façon de prendre des risques tout en en minimisant leurs conséquences. Il est conscient que ce n’est pas le budget qui fait la réussite d’un film mais bien son auteur. On voit bien ce que ça a donné avec les derniers films de M. Night SHYAMALAN. Alors que ses films précédents à gros budget (150 M$ pour Le Dernier Maître de l’air et 130 M$ pour After Earth) avaient connu un échec au box-office, ses deux dernières œuvres, beaucoup plus modestes financièrement (5 M$ pour The Visit et 9 M$ pour Split), ont quant à elles connu un véritable succès tant auprès du public que de la critique. Lorsque Jason BLUM a choisi de collaborer avec SHYAMALAN après ces deux échecs, il n’y avait évidemment aucun opportunisme de sa part, mais bien l’ambition de travailler avec un auteur talentueux sur des projets prometteurs.
Ce savoir-faire ne serait rien sans la passion de BLUM pour le cinéma d’horreur. Si tout bon producteur doit être un bon stratège, il doit aussi être passionné par son travail. C’est comme ça que Jason BLUM est parvenu à réconcilier film indépendant et rentabilité, et à ne pas tomber dans la facilité de faire un cinéma sans prise de risques.



Médusa Fanzine : Certaines franchises « historiques » (Halloween) atterrissent dans leur giron, est-ce pour acquérir une crédibilité auprès des fans ou par esprit mercantile ?
Lucas HESLING ; Bien sûr, c’est difficile de faire la part des choses entre l’intention profonde du producteur et ce qu’il dit vouloir faire à travers les médias. Mais dans le cas de Jason BLUM, on constate une véritable ambition de faire du bon cinéma et de respecter les fans. Jason BLUM avoue d’ailleurs lui-même être quelque peu réfractaire à l’idée de produire des remakes et que s’il a produit Halloween, c’est seulement parce qu’il lui semblait pouvoir réunir tous les ingrédients d’une bonne recette. De plus, il n’aurait sans doute pas fait le film si Jamie Lee CURTIS ou John CARPENTER n’avaient pas répondu présents. Quoiqu’il en soit, ce nouveau Halloween est bien plus respectable que d’autres tentatives de reboot telles que Texas Chainsaw 3D (produit par Lionsgate), qui avait coûté 20 M$ là où le nouveau Halloween a coûté la moitié, soit 10 M$. Je trouve ce nouveau Halloween plutôt réussi même s’il manque quelque peu de nouveauté. On dirait qu’il est difficile de renouveler la saga. Quoiqu’il en soit, le film reste d’une très bonne facture et offre aux fans de la franchise des scènes mémorables.



La suite et bien plus encore dans le prochain Médusa ! (D.L)

Je vous conseille également de lire la chronique de David Didelot consacrée au livre dans la crypte toxique.
Pour commander l'ouvrage : par ici.

Photo de la promo d'Halloween à Time Square par Christophe Fournier.