vendredi 10 mai 2019

MALADJUSTED


Alors qu'il avait déclaré qu'il arrêtait pour de bon le fandom dans l'édito du dernier Everyday is like sunday, Sam Guillerand a cédé aux sirènes de la micro-édition avec ce prozine sobrement et justement baptisé Maladjusted. Il faut dire que Nasty Sam a le démon aux tripes et vit ses envies avec passion (ou ses passions avec envie). Il n'arrête jamais,  multipliant les projets musicaux (PrisonLife, Demon vendetta,...), éditoriaux (le livre Enjoy the violence sur le métal hexagonal, ses participations à de nombreux magazines), trouvant même le temps, entre deux tournées, de causer dans le poste ou d'organiser des soirées cinéphiles. Sam fait ce qui lui plait et ne s'interdit rien,  tant qu'il assouvit ses premières amours adolescentes (le splatter gore, la zik, la littérature, l'univers de l'horreur) qui sont toujours ses goûts d'aujourd'hui. Maladjusted est à l'image de son créateur, foncièrement authentique, marqué du sceau de l'intégrité, assumant ses choix parfois tranchants, franc du collier et biberonnant à toutes les mamelles qui ont nourri son homme. L'ouvrage embrasse les univers de Sam de manière intimiste, il s'y livre dans de longs textes autobiographiques sur son parcours, ses premières fois (auxquelles il attache beaucoup d'importance.. premier concert, etc.), ses disques indispensables. Le lecteur ne se sent jamais mis de côté,  au contraire, à l'instar du Replay de David Didelot, ses mémoires éveillent des souvenirs enfouis, ressuscitent des mélodies oubliées et invitent à l'introspection sans jamais sacrifier au sentimentalisme nostalgique, sans jamais s'ériger en chapelle du bon goût. D'ailleurs les chapelles, Sam en a cure, pas pour lui les cultes monomaniaques,  lui qui milite depuis toujours dans ses zines pour une couverture globale de la culture, sans la prendre par le petit bout de la lorgnette. Pour lui, cinéma,musique, BD, littérature font partie d'un même tout, d'une globalité raffinée et non d'univers parallèles. Pas pour rien que le bonhomme est féru de crossover !
J'avoue n'avoir jamais trop gouté les zines généralistes, même si je m'y suis frotté aussi moi-même,  à l'aune de Médusa, en incluant son siamois Euryale pour causer de toute la musique que j'aime qui ne vient pas du blues mais cela n'avait duré que quelques numéros (4), le temps d'interviewer Norma Loy, Kriegbreit ou The Grief. Par contre, chez Sam,  j'y adhère totalement parce que le gazier aux manettes s'avère un modèle d'activisme et que son engagement tous azimuts force l'admiration.
 Et surtout, Sam a du style. Je trouve Maladjusted  incroyablement bien écrit offrant le corollaire nécessaire aux propos tenus.
Maladjusted est un ovni dans le microcosme du fandom hexagonal, un objet rafraichissant dont la lecture m'a enthousiasmé. Et puis lire dans un zine le nom de Lords of the new church m'a filé une gaule à décrocher des lampions.
A découvrir d'urgence pour qui aime la zik, le ciné, la littérature, les gars qui ont des choses à dire et les écrivent avec passion.
Pour commander c'est par ici : Maladjusted

vendredi 26 avril 2019

Les Médusa 13 sont arrivés !


Bonne surprise ce matin dans la boite aux lettres avec l'arrivée des rééditions du Médusa Fanzine n°13 ! Il en reste encore quelques uns de disponibles, ne trainez pas ! (voir quelques posts plus loin)
Pour ceux qui l'ont précommandé, les envois débutent demain 27 avril !
Enjoy !


jeudi 25 avril 2019

SCREAM 16 disponible !


Le Scream 16 est disponible dans la petite boutique de Médusa (toujours sans plateforme mais je cherche !). 64 pages couleur . Au sommaire Britt Nichols, une comédienne "francophile" (7 films avec Jess) et un retour sur la préhistoire à l'italienne, vous savez quand les femmes avaient une queue !
Des exemplaires dispos uniquement via paypal : 8 euros + 5 euros de participation aux frais de port soit 13 euros à cette adresse : evildeadrat@gmail.com









jeudi 4 avril 2019

LE NOUVEAU TERREURVISION 6 est disponible !

Si les hirondelles reviennent au printemps, TerreurVision ramène sa fraise chaque début d'année (février) pour nous conter les belles terreurs de l'année écoulée. Un retour sous forme d'anthologie de ce qui est sorti au cinéma, en VOD ou en DVD pour nous faire frissonner l'échine. Ce numéro 6 est agrémenté de deux entretiens ce qui n'est pas pour nous déplaire.
48 pages, couverture couleur, 60 sorties qui ont titillé l'adrénomètre.
6 euros + 4 euros de port bah ça fait 10 euros port-compris par paypal à cette adresse : evildeadrat@gmail.com
N'oubliez pas d'indiquer vos nom et adresse.
Hurry up avant que le stock ne fonde !










lundi 1 avril 2019

Réédition du MEDUSA FANZINE n°13

En attendant la sortie prochaine (dans plusieurs semaines) du Médusa 29 et à l'occasion des 30 ans de la publication, je vais ressortir en version "deluxe" (ça veut dire sans les agrafes) le numéro des 10 ans (qui fête donc ses 20 ans lui ! Comment je compte bien et sans utiliser mes doigts ! ) à savoir le Médusa Fanzine n°13...
64 pages de pur jus Bis, Laura Gemser, des polars italiens, la rose écorchée, Vince Rogers !
Couverture couleur et tout le toutim pour 8 euros + 4 euros de participation aux frais de port.
Pour le commander, envoyez 12 euros via paypal à cette adresse : evildeadrat@gmail.com
en précisant vos nom et adresse !








 Au sommaire : Rubriques Nostalgia, Alméria, Bismania, Polars italiens, Entretien avec Vince Rogers, Filmo Laura Gemser, Le courrier des lecteurs, la Zinotek, The ugly et quelques pages pour fêter les 10 ans du zine !

Réservez vite, il n'y en aura pas pour tout le monde. Sortie deuxième quinzaine d'avril.


samedi 30 mars 2019

LA PETITE BOUTIQUE FERME SES PORTES PROVISOIREMENT...

La nouvelle était tombée à la fin de l'année passée, l'application qui hébergeait la petite boutique allait disparaitre dans les limbes de la toile et il me fallait migrer vers un autre hébergeur, tout aussi sympathique mais bien plus payant. Forcément, je m'y refusais car ce surcoût impacterait directement le prix des zines proposés et ce n'est pas vraiment l'esprit de notre crèche.
Bref, en attendant de trouver mieux et surtout d'avoir le temps de trouver mieux, je proposerai les fanzines directement sur ce blog.
Je tenais en tout cas à réitérer mes remerciements au près de 500 "clients" qui ont fréquenté plus ou moins régulièrement la petite boutique, permettant d'écouler un nombre assez substantiel de fanzines et de me faire connaitre tous les postiers de mon bled...
Plus que jamais, vive le fanzinat !
et à très bientôt, ici ou ailleurs !

D.L


PS: Le Médusa 29 avance bien ! Je pense que vous ne serez pas déçus du voyage !


vendredi 15 février 2019

REPLAY de David DIDELOT en précommande

REPLAY - Autobiographie : commandes ouvertes !


"Les films, le fantastique, l’horreur et le cinéma bis plus globalement : c'est un peu ma vie si l'on veut résumer, mon carburant et mon combustible ; sans cela, pas d'énergie dans le moteur. J'y aurai consacré tout mon temps libre jusque-là, et il était donc normal que cet ouvrage s'écrivît au fil de mes passions cinéphiles et de mes activités cinéma." 


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272 pages

Format A5

Pas une photo... mais beaucoup de mots !
Des rencontres, des joies, des peines, des fanzines et des films... beaucoup de films ! 

Pour commander la chose :

jeudi 25 octobre 2018

AVANT GOUT... un peu de Médusa Fanzine n°29 ...



Je l'avais annoncé, je ne serai pas en mesure de livrer un Médusa Fanzine en 2018, trop occupé, par ailleurs,  à me farcir des livres de sociologie des organisations et autres schémas heuristiques. A un moment, j'ai pensé vous délivrer tout de même un fast-zine compilant quelques chroniques de pellicules dévorées cet été, j'avais même rencardé mon maquettiste favori sur le coup, puis l'envie est passée comme une colique engendrée par l’absorption d'un kebab faisandé. Faut dire que cet été, j'ai pris un putain de direct dans le pif avec la sortie du dernier Vidéotospie, quintessence de l'esprit séminal du fanzinat, un zine qui m'a réconcilié avec le fandom et a remis l'église au centre du petit village des zineux. Non, désolé, sorry, le faux do-it-yourself ne passera pas par moi, plus maintenant, pas après presque trente ans de loyaux services dans le bazar. J'ai passé l'âge de suivre les modes, le Médusa Fanzine n°29 sera tel que je le veux, point barre, ultime soubresaut d'une passion dévorante qui m'a rongé l'âme toute ma vie. Cette fois, la date est posée : printemps-été 2019, un peu après la chute de New York, histoire de souffler quelques bougies avec les copains et surtout d'offrir une part du gâteau aux lecteurs pour se régaler encore.
Le sommaire de ce prochain opus est déjà bien avancé et nous comptons notamment nous pencher sur le cas de Jason BLUM, producteur (au bon sens du terme) et instigateur d'un souffle nouveau dans la production horrifique américaine. Pour se faire, nous avons notamment causé avec Lucas HESLING, auteur de BlumHouse, De Paranomal Activity à Get Out, L'histoire de la maison de production et de son créateur, Jason Blum à l'origine du renouveau du cinéma d'Horreur. 

Voici pour patienter, en avant-première, deux questions de l'entretien qui paraitra dans le prochain Médusa !


Médusa Fanzine : Jason BLUM, opportuniste ou stratège ?
Lucas HESLING : Je dirais les deux ! Mais en aucun cas dans le mauvais sens du terme. Opportuniste, il l’est dans sa façon de miser sur des concepts, des idées originales et des auteurs de talents. S’il voit passer un excellent scénario ou un auteur prometteur, il met le grappin dessus. Et il n’y a aucun mal à cela, c’est même tout le travail d’un bon producteur. Et cette forme d’« opportunisme » n’est pas sans risque puisqu’on ne peut être convaincu qu’une idée est bonne que lorsque le film est soumis au public. C’est ainsi que Jason BLUM a essuyé plusieurs échecs.
Stratège, Jason BLUM l’est dans sa façon de prendre des risques tout en en minimisant leurs conséquences. Il est conscient que ce n’est pas le budget qui fait la réussite d’un film mais bien son auteur. On voit bien ce que ça a donné avec les derniers films de M. Night SHYAMALAN. Alors que ses films précédents à gros budget (150 M$ pour Le Dernier Maître de l’air et 130 M$ pour After Earth) avaient connu un échec au box-office, ses deux dernières œuvres, beaucoup plus modestes financièrement (5 M$ pour The Visit et 9 M$ pour Split), ont quant à elles connu un véritable succès tant auprès du public que de la critique. Lorsque Jason BLUM a choisi de collaborer avec SHYAMALAN après ces deux échecs, il n’y avait évidemment aucun opportunisme de sa part, mais bien l’ambition de travailler avec un auteur talentueux sur des projets prometteurs.
Ce savoir-faire ne serait rien sans la passion de BLUM pour le cinéma d’horreur. Si tout bon producteur doit être un bon stratège, il doit aussi être passionné par son travail. C’est comme ça que Jason BLUM est parvenu à réconcilier film indépendant et rentabilité, et à ne pas tomber dans la facilité de faire un cinéma sans prise de risques.



Médusa Fanzine : Certaines franchises « historiques » (Halloween) atterrissent dans leur giron, est-ce pour acquérir une crédibilité auprès des fans ou par esprit mercantile ?
Lucas HESLING ; Bien sûr, c’est difficile de faire la part des choses entre l’intention profonde du producteur et ce qu’il dit vouloir faire à travers les médias. Mais dans le cas de Jason BLUM, on constate une véritable ambition de faire du bon cinéma et de respecter les fans. Jason BLUM avoue d’ailleurs lui-même être quelque peu réfractaire à l’idée de produire des remakes et que s’il a produit Halloween, c’est seulement parce qu’il lui semblait pouvoir réunir tous les ingrédients d’une bonne recette. De plus, il n’aurait sans doute pas fait le film si Jamie Lee CURTIS ou John CARPENTER n’avaient pas répondu présents. Quoiqu’il en soit, ce nouveau Halloween est bien plus respectable que d’autres tentatives de reboot telles que Texas Chainsaw 3D (produit par Lionsgate), qui avait coûté 20 M$ là où le nouveau Halloween a coûté la moitié, soit 10 M$. Je trouve ce nouveau Halloween plutôt réussi même s’il manque quelque peu de nouveauté. On dirait qu’il est difficile de renouveler la saga. Quoiqu’il en soit, le film reste d’une très bonne facture et offre aux fans de la franchise des scènes mémorables.



La suite et bien plus encore dans le prochain Médusa ! (D.L)

Je vous conseille également de lire la chronique de David Didelot consacrée au livre dans la crypte toxique.
Pour commander l'ouvrage : par ici.

Photo de la promo d'Halloween à Time Square par Christophe Fournier.

samedi 22 septembre 2018

Les sanglots longs des violons de l'automne blessent mon coeur d'une langueur montone... mais heureusement v'là le Retro Wizard Day


Eric Charden l'avait scandé en se trémoussant dans une chemise entrouverte,  laissant apparaitre des poils de torse plus luisants qu'un halo de lucioles, l'été sera chaud et il le fut. Un sale temps pour les bêtes grasses qui s’exaspérèrent des températures trop élevées,des relations diplomatiques presque rompues avec la Belgique après une tête d'Umtiti (mais ça m'a fait goder comme un jouvenceau devant son premier playboy) et une douce farniente à tous les étages lors de cette respiration estivale. Mais bon les meilleures choses ont une fin (comme Vidéotopsie par exemple) et déjà l'automne pointe le bout de son nez avec la belle nuit d'Halloween en point de mire... En attendant la saison des sorcières, un évènement se profile le dimanche 7 octobre dans la bonne ville de Liège, le Retro Wizard Day, convention fantastique dans tous les sens du terme où les gens sont heureux de se retrouver autour d'une passion commune pour la bonne cause  (les recettes des entrées vont à une association). Au programme des stands de galettes (DVD, BluRay), de livres, de figurines, d'affiches, de maquillage, de jeux de rôle, d'arts créatifs, j'en passe et des meilleurs ! Si Jean-Michel Peugeot a déclaré forfait,  j'y serai bien avec une poignée de Médusa dont le numéro 15 fraichement réédité (les envois sont partis pour les précommandeurs).  Vous pourrez d'ailleurs serrer la pogne de la fine fleur de la fanédition franco-belge puisque Vidéotopsie et Black Lagoon fleuriront également les étals de leurs plus belles plantes... Impossible de signer un billet le Retro Wizard Day sans saluer son instigateur, Pascal Gillon, un mec en or massif entouré d'une équipe de bénévoles formidables, sans eux nous ne pourrions pas nous réunir....

Vous pouvez acheter vos billets d'entrée par ici 

A l'occasion de cet évènement, j'ai réédité à quelques exemplaires des Médusa 16, 21, 24, 25, 27 et 28. Je priorise le RWD mais vous pouvez aussi les dénicher sur la petite tikbou de Médusa.

mardi 4 septembre 2018

FORNACIS d'Aurélia Mengin (2018)

"Now i can see black birds from the other side" (Baphomet Sunrise, Norma Loy)


Cela fait désormais plusieurs années que le cinéma d'Aurélia Mengin et Médusa Fanzine sont liés, plusieurs années que Médusa ouvre ses pages à l’œuvre hors du commun de la réunionnaise à l'origine du festival Même pas peur, sis sur l'île volcanique. Depuis, sa présence au sommaire constitue un "fil rouge" et j'éprouve une certaine fierté à avoir été le premier à me pencher sur ses productions y décelant une singularité qui ne laisse personne indifférent. Certes, ses films n'entrent dans aucune catégorie, ils ne se définissent pas à l'aune des étiquettes et des genres et son dernier ouvrage, Fornacis en est encore la preuve criante. 
Long métrage entièrement auto-produit, indépendant, underground, échappant aux réseaux traditionnels et ankylosés de la distribution et de la production, Fornacis s'avère impossible à résumer... Chacun, en fonction de ses ressentis, y éprouvera ses propres émotions, y projettera ses propres fantasmes , y vivra sa propre expérience. Il faut oser pénétrer cet univers construit en dehors des archétypes des genres ultra codifiés qui nous passionnent. Un film d'Aurélia Mengin s'appréhende l'âme à nu, débarrassée des oripeaux conditionnés par le cinéma traditionnel. Certains demeureront sur le seuil de son œuvre, incapables de franchir le pas. Honnêtement, je les plains de toutes mes forces.
 Férocement érotique, empreint d'un symbolisme animal, Fornacis est un road-movie intérieur, traversé de par en par par un deuil autant répulsif qu'attractif. Le spectateur, bousculé dans ses représentations, perd le fil du temps et  navigue entre le  passé, les souvenirs heureux, le présent dans un ailleurs et le futur minéral de son héroïne voyageant dans  une voiture de collection (et donc intemporelle). Elle roule en transportant l'urne de son amante défunte. Cette disparition a brisé les miroirs du réel et de l'autre côté c'est un monde fascinant qui l'attire... Au gré des rencontres et des routes empruntées, les stigmates corporels s'étendent sur sa peau comme les taches sur un buvard, transformant son apparence et son existence... Les tableaux se succèdent et forment les chapitres du film.
  Il faut prendre la filmographie d'Aurélia Mengin dans son ensemble et, ici comme auparavant, nous retrouvons ses marottes, ses obsessions, ses prédilections : la matière, les corps atteints dans leur intimité, altérés par l'amour plus que par la mort, le travail sur le son, les ambiances surnaturelles, l'expressionnisme, le symbolisme omniprésent. On pense à Fassbinder à la vision de Fornacis, au cinéma de Cattet et Forzani également  (notamment pour leurs fascinations et leur fétichisme communs), à David Lynch ou Oshima tout en gardant, fort heureusement,  son identité propre.
 Le cinéma d'Aurélia Mengin a beau être underground, il n'en est pas moins profondément lumineux, solaire, influencé par l'atmosphère et les couleurs volcaniques de la Réunion. Il s'agit d'un film pictural au sens premier du terme. J'employais plus haut le terme de "tableau", c'est exactement ça, tableaux surréalistes ou expressionnistes,  agrémentés par les décors et les costumes. Si les dialogues sont absents, le travail sur le son constitue un habillage important des images  : le bruissement du cuir, les cris, la musique, les bruitages. Tout concourt à influencer notre imaginaire.
 Il serait injuste de passer sous silence l'interprétation impliquée des comédiens principaux : Anna D'Annunzio, en femme vénéneuse presque louve, Aurélia Mengin dévouée corps et âme à son univers, Philippe Nahon ou encore Emmanuel Bonami, dans le rôle de Wolf (quand je parlais d'animalité....).
 Ce premier long-métrage donne encore plus de relief à l'univers d'Aurélia Mengin. Il n'est pas exempt de défauts naturellement mais je préfère en retenir la force créatrice, l'univers singulier et ses choix incompressibles.  Je ne serai que trop vous conseiller d'aller le découvrir en salle lors d'une programmation en festival, je crains que pour le moment ce soit le seul moyen de le voir.
(D.L)