mercredi 15 juillet 2026
DARKNESS FANZINE FETE SES 40 ANS !
L’anniversaire d’un vieil ami ne se rate pas. C’est avec une véritable tendresse que j’ai accueilli la parution d’un numéro anniversaire de Darkness, célébrant quarante années d’existence dans le monde du fanzinat et de l’édition. Oui, vous avez bien lu : quarante ans. Presque une vie d’homme.
En 1986, j’ai quinze ans. Comme Christophe Triollet, le créateur de Darkness, je dévore chaque numéro de Mad Movies. À la fin de cette même année, je lance mon premier fanzine. Vous connaissez la suite de l’histoire…
À cette époque où naissait Médusa, en cette fin de décennie où Les Démons de minuit nous entraînaient « au bout de la nuit » pour le plus grand malheur de nos cochlées, les zineux communiquaient encore par courrier. Nous nous échangions nos publications, nos publicités, nos encouragements. Une pratique aujourd’hui disparue, balayée par les messageries instantanées et les courriels.
J’avais déjà remarqué le nom de Darkness dans les notules de Mad Movies. Lors de la préparation du troisième numéro de Médusa, un peu déçu par le lectorat encore confidentiel de mon fanzine, j’ai pris la plume pour contacter la plupart des confrères de l’époque afin de leur ouvrir nos pages, imaginant créer une émulation entre nous tous.
Christophe fut l’un des premiers à me répondre. J’ai d’ailleurs conservé sa lettre. Avec enthousiasme et une bienveillance qui ne l’ont jamais quitté, il m’envoya un article consacré au Festival d’Avoriaz. En le relisant aujourd’hui, je le trouve toujours aussi juste et pertinent.
Notre amitié épistolaire s’est ensuite poursuivie au rythme de nos publications et de nos parcours respectifs. Darkness a changé de dimension. Depuis 2017, la revue est devenue une véritable collection d’ouvrages, avec huit volumes publiés chez LettMotif. Pourtant, Christophe Triollet n’a jamais oublié d’où il venait. Il a su conserver cette humilité qui caractérise les passionnés authentiques, tout en développant une qualité rédactionnelle qui fait aujourd’hui autorité. Référence incontournable sur la censure cinématographique, sous toutes ses formes et à travers toutes les cinématographies, il n’a jamais renié ses origines de fanéditeur, celles d’un homme animé avant tout par une passion viscérale pour le septième art.
Publié en dehors des canons éditoriaux habituels, ce numéro anniversaire est une véritable madeleine de Proust, à savourer avec gourmandise et nostalgie. Il rappelle que les plus beaux parcours prennent souvent racine dans un terreau d’érudition, de passion et de liberté.
Chez les zineux « pure souche », si j’ose l’expression, il n’y a ni envie ni jalousie. Seulement le respect du chemin parcouru par les autres. Je suis sincèrement heureux de souffler les bougies de ce gâteau d’anniversaire. Heureux de constater que, quarante ans plus tard, Christophe est toujours là… et moi aussi.
Au fond, au-delà des revues, des livres et des kilomètres de papier noirci, c’est peut-être cela le plus précieux : une amitié qui a traversé le temps sans jamais faiblir. Et, finalement, c’est tout ce qui compte. (D.L)
Au sommaire : l’histoire du fanzine, la reproduction d’articles extraits des premiers numéros et des critiques publiées à la sortie des huit volumes édités par LettMotif depuis 2017.
Seulement disponible sur Amazon ce numéro de 80 pages autour de 5 euros (un peu plus de 8 avec les frais de port).
Pour le commander en ligne : https://amzn.eu/d/07d69HyH
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire