Didier LEFEVRE
LE GROS
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« François,
adolescent complexé par ses cent-trois kilos, boulimique, partage un morne
quotidien entre une mère alcoolique, les moqueries blessantes d’une sœur
incroyablement belle et les coups d’un beau-père violent. Rien ne pourrait être
pire dans le pire des mondes, et pourtant, pour François, l’horreur ne fait que
commencer… »
Didier
Lefèvre est le fondateur de Médusa Fanzine, une publication dédiée corps et âme
au cinéma Bis. Il collabore ou a collaboré, en outre, à d’autres titres comme Vidéotopsie, Le
Bissophile, Darkness, Klaatu, Relik(s), Le Charognard, Horror Pictures,
Fantasticorama…
Il est également le chanteur des Dead Rats,
un groupe de punk’n’roll dont il signe la plupart des textes.
Le Gros est son premier roman.
Extrait de la
préface de Pascal FRANCAIX : « Cinéphile boulimique autant
qu'érudit, infatigable défenseur du cinéma populaire, Didier Lefèvre mélange
les genres et (em)brasse les références au sein de son récit haut en couleur et
très filmique. Comédie noire, farce bouffonne, polar provincial ancré dans un
Nord déprimant, soap opera prolétarien mâtiné d'épouvante, « Le
Gros » adopte des accents multiples pour dire la cauchemardesque banalité
du quotidien, sa pesanteur épaisse et suintante. Les images se bousculent et
percutent. La main coupée de la sorcière, cachée dans le tiroir d'un établi (ce
pourrait être celle d'une Barbara Steele décatie, rongée par l'éthylisme) ; les
mouches gobées par François en guise de régime amaigrissant (comment ne pas
penser au Renfield de « Dracula » ?) ; la promenade en forêt qui
tourne au massacre (les Créatures célestes de Peter Jackson ne sont pas
loin) ; le décor des friches industrielles nimbées de brume (un décor à la
Simenon redessiné par l'expressionnisme)... Ces divers éléments suggèrent un
« fantastique réel » dans la tradition de Marc Agapit, Gérard Prévot,
ou Thomas Owen. Mais le ton amèrement picaresque, la vision noirissime et
pourtant drolatique d'un monde en décapilotade, sont ceux des grands mauvais
esprits de la littérature, des trublions cocasses et pessimistes que furent
Frédéric Dard, Alphonse Boudard ou Louis-Ferdinand Céline. Il y a comme un
parfum d'apocalypse miniature dans cette chronique de l'abjection ordinaire.
« Le
Gros » demande à ses lecteurs des estomacs solides. Vous y trouverez à
boire et à manger -- et aussi un peu à vomir. Mais quand vous y aurez planté
les crocs, il y a fort à parier que vous n'en ferez qu'une bouchée. »
LE GROS – DIDIER LEFEVRE –
PARUTION OCTOBRE 2013
– 10 euros- les editions
euryale
Sortie officielle le 31 octobre 2013.
Disponible chez Sin'Art
Première chronique sur Cinemafantastique.net : http://www.cinemafantastique.net/Le-Gros-debarque-sur-les-etageres.html
Deuxième chronique sur le blog de Hiero
Troisième chronique chez Horreur.com
Quatrième chronique par Alan Deprez
Cinquième chronique par Claude Gaillard
Sixième chronique sur Horreur.com par Vincent Dumenil
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