mardi 12 mai 2026
MUSEE DU FANZINAT FRANCAIS. Quelques acquisitions plus ou moins récentes
A l'origine, ce blog avait été imaginé, entre autre, pour créer un musée du fanzinat ciné français. Depuis quelques années, j'ai laissé un peu de côté cet aspect.
Petit rattrapage aujourd'hui avec quelques fanzines glanés dans des conventions ou à l'occasion d'échanges.
CREPUSCULE 1 (1969, Dominique ABONYI, Alain SCHLOCKOFF) : des nouvelles, des poèmes, des dessins et des chroniques ciné avec notamment des papiers signés du regretté Jean-Pierre BOUYXOU
EVIL Z, n°1 (novembre 1985, Christian LUCAS). Entretien avec Dario ARGENTO, dossier Sybil DANNING, Deauville..
EVIL Z 7 (Marc GALLART) Cannes 87, Adrienne BARBEAU, Hellraiser, Evil Dead 2, Brion James, La Stanley Rubrique, Eurociné... Un des tous meilleurs zines de cette période post-1985.
Evil Z 5 (mars 87) (Christian LUCAS, Marc GALLART, Laurent GRELLARD). Amazing stories, James Woods, Barbara Cupisti, Sitges, James Woods, Fiches cuiZines
ANTINEA 1 (mars 1983), le zine de Marc TOULLEC qui ne connut q'un seul numéro... chroniques des films projettés aux onzième et douzième festivals du film fantastique de Paris, avec l'ami Marcel BUREL, autre breton ayant participé à Mad Movies dans les rédacteurs
VOYEUR 6 (juin 1992, Philippe FONTAINE et l'embauche de Nicolas RIOULT) : entretien BOUYXOU à l'occasion du dossier revival zine, sick movies (les Ilsa)
FADE TO BLOOD 3 (mars 1983, Eryck PALMER) à noter la jaquette couleur de Rocky III en couverture : festival de Paris et le marronnier des zines : le dossier CARPENTER !!
NOSTRA NEW AGE spécial 15 ans de Fantastique et de Science Fiction. Pas un zine mais un mag hors série plutôt bien fichu (1984). Pas mal de chros par des habitués de l'époque Marc TOULLEC, Caroline VIE, Jean-Pierre PITON, Claude SCASSO
La suite bientôt
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vendredi 24 avril 2026
RETIRAGE DE MEDUSA FANZINE 18, 25, 26, 27,28,29,30,32 et 33 (livraison autour du 25 mai 2026)
Alors que le printemps inonde de douceur un monde en proie aux pires tourments, je réalise un (petit) retirage des Médusa 18,25,26,27,28,29,30, 32 et 33 pour avoir un stand digne de ce nom au prochain salon Sueurs Froides (23 et 24 mai nous en recauserons bientôt), alimenter les nouveaux partenaires particuliers et combler de joie extatique les nouveaux lecteurs ou les étourdis qui auraient loupé un numéro.
Les tarifs : Médusa 18 : 15 euros / Médusa 25, 26, 27, 28, 29, 30 : 20 euros / Médusa 32 et 33 : 15 euros
A cela il faut ajouter le port via la Poste (7 euros pour un exemplaire, 12 euros pour 2 et plus) ou le mondial relay (obligatoire pour la Belgique)
Paypal : evildeadrat@gmail.com
Chèque, virement, timbres, troc, me contacter.
MEDUSA FANZINE n°18: 112 pages consacrées au maitre de la série B américaine. Ce numéro, date du début des années 2000 (le prix était encore en francs !). Au sommaire un abécédaire des films Charles Band (de L'Alchimiste à Zone troopers), des entretiens (avec Jeffrey Combs et Brian Yuzna), nombreuses illustrations. et bye bye les agrafes (noir et blanc)
MEDUSA FANZINE n°25 : BON ANNIVERSAIRE MEDUSA !, le Bis Bazar, Book Shop, Entretien avec John Landis, Dossier spécial Clive Barker’s Lord of Illusions, ENTRETIEN avec Luigi COZZI, Bismania, Entretien avec Eugenio MARTIN, Bis espagnol & Franco, Nouveaux Talents en France, Hexagone, Bourre Pifs et Taloches le ssous Jedu de la mort, Orient Extrême Koji Wakamatsu, KINO REPORT Christiane et Petra dans la station Zoo / Les teutons au soleil / L’échelle dans la sexy-comédie allemande / Ta sexualité : cette inconnue, le cinéma d’Oswalt KOLLE, Entretien Jean Rollin, Bis Grec, Alméria, Nstalgia, Rough America, Belles foufounes et jus de roupetets (164 pages couleurs)
MEDUSA FANZINE n°26 (couverture couleur, couleurs) Les rubriques habituelles : Bismania, Nostalgia, Alméria, Belles foufounes et jus de roupettes, Kino-Report, Sirtabis, Rough America, Bookshop, Bourre pifs et Taloches., Fantastique Espagnol.., dossier énorme sur la musique du giallo avec toutes les BO passées au crible, agrémenté d'un entretien avec Claudio Simonetti, Des entretiens avec Ruggero Deodato (et un retour sur Cannibal Holocaust), Gérard Kikoine, Radlet Metzger, Jack Taylor, David Didelot (pour son livre référence sur le Gore), Aurélia Mengin, Cindy Hinds, la petite fille de Chromosome 3, Genoveva Rossi, la nouvelle Scream Queen, portfolio flamboyant consacré à Herbert FUX avec bio-filmographien, dossier Jess Franco & Harry Alan Towers, etc.
MEDUSA FANZINE n°27(couverture couleur, couleurs) : Seconde partie du dossier B.O du Giallo, Rencontre avec Joe ALVES, réalisateur de JAWS III, Retour sur la saga Hellraiser et entretien avec la tête d’épines Doug BRADLEY, Entretien avec le créateur de The Crow, James O’BARR, Dossier KOLOSSAL : le Dico du KRIMI, Entretien avec Daniel EKEROTH, Swedish Exploitation Cinema , Norway to Hell : Le cinéma d’exploitation norvégien ,Dossier Don DOHLER, petits « Z » entre amis ,Entretien avec George STOVER, l’âme damnée de Don DOHLER , Entretien avec Tiffany SHEPIS, ORIENT-EXTREME: Entretien avec Yoshiro NISHIMURA, Category III, kesako?, Portrait: Shinya TSUKAMOTO, BOURRE-PIFS et TALOCHES: Don “The Dragon” WILSON, DOSSIER PETE WALKER, + Entretien avec David McGILLIVRAY , DOSSIER LES SHERLOCK HOLMES de Basil RATHBONE, KINO-REPORT, L’EXPLOITATION ALLEMANDE
MEDUSA FANZINE n°28(couverture couleur, couleurs, 250 pages) BOOKSHOP, entretiens croisés avec Dave JAY, William S. WILSON & Torsten DEWI à propos de leur livre sur la Full Moon, entretiens avec Frank STROBEL & Carl DAVIS, DOSSIER SLASHERS : Meurtres des années 80 mais meurtres jusqu’au bout des seins. Dossier Monstre (56 pages !) COULROPHOBIE : Qui a peur du grand méchant clown entretien avec Massimiliano CERCHI pour Insane. Dossier AMICUS, Entretien avec John HOUGH et Paul HOUGH, BISMANIA, rubrique séminale de Médusa Fanzine, Entretien avec Stephen SAYADIAN, Dossier Révolution Nippone, KINO REPORT, le Bis d’outre-Rhin : Dudu, la choupette teutonne, la pentalogie de Super Bug chroniquée ! Dossier Romania, le Bis roumain première partie, les films en costumes, péplum, capes et d’épées et westerns ! SirtaBis : Gisela DALI, la Bardot Grecque, Dr. NoZ, sacrées perles dans les bacs à soldes, Nouveaux Talents : Entretiens avec Natalie PLASKURA, une cinéaste allemande à l’univers singulier et pictural et Laurent TISSIER, toujours fasciné par l’ultra gore, etc.
MEDUSA FANZINE n°29 : (couverture couleur, couleurs,192 pages) Entretiens Eugenio ERCOLANI, Pete TOMBS, Richard ALLAN, Francis MISCHKIND, Burd TRANBAREE, Dossier Claude BERNARD-AUBERT, Dossier L’odyssée érotique d’Omiros EFSRATIADIS, Dossier Les Films STEAK TARTARE, Dossier : L’âge d’or du cinéma populaire roumain, deuxième partie, filmul criminal al anilor 70 : Bucarest Violenta. Dossier Lindsay SHONTEFF, Hammer Forever : L’épée écarlate + Entretien avec Bertrand GRIMAULT pour l’expo Hammer de Bordeaux, Alméria : Les 7 Westerns de Joseph WARREN, etc.
MEDUSA FANZINE n°30 (couverture couleur, couleurs, 234 pages) Dossier BlumHouse Productions: entretien avec Lucas HESLING et Filmographie commentée de la maison Blum, Ni Dieux, ni Maitres, Film médiéval et Entretien avec Éric CHERRIERE, romancier cinéaste, BISMANIA, la farandole du Bis avec en prime les sous Indy à l’italienne et les superhéros et superzéros européens !, Entretien avec Luigi MONTEFIORI, noi lo chiamiamo George EASTMAN, Dossier : Ajita WILSON, Dossier BRUCEPLOITATION, Entretien avec Tak SAKAGUCHI, Dossier Wu-Xia et Wong Fei-Hung, Dossier : L’ami Bidasse : Les Bidasseries françaises, humour troupier et gags à gogo !, Sirtabis : Entretien avec Dimitris PANAYIOTATOS, Beaux rectums et Jus de roupettes : La niche Gay, Belles Foufounes et Jus de Roupettes, il n’y a pas que la crème qui est fouettée !
vendredi 17 avril 2026
Il était une fois... Moana Pozzi de David DIDELOT - campagne participative
Je ne vais pas y aller par quatre chemins — ni à la vitesse d’une clausilie : Moana Pozzi reste, à mes yeux, la véritable diva du hard italien. Certes, Cicciolina a marqué davantage le grand public de ce côté-ci des Alpes, notamment à la suite de ses escapades politiques. Mais le destin tragique de Moana Pozzi, étoile filante au parcours fulgurant, confère à sa carrière une aura singulière, qui dépasse largement le cadre du cinéma per adulti.
Il était temps qu’un ouvrage en français lui rende hommage. Et qui d’autre que David Didelot — employé de l’année chez Sopalin — pour raconter cette histoire avec l'érudition et la passion nécessaires ? Pour moi, c’est une évidence.
Le livre paraîtra chez Pulse, déjà à l’origine de superbes ouvrages consacrés à Brigitte Lahaie et Marilyn Jess.
La campagne bat actuellement son plein sur Ulule. Moi, vous me connaissez comme écrivait Frédiric Dard, je ne suis pas friand de financement participatif… mais pour celle-ci, je fais une exception.
Alors dépêchez-vous d’en faire autant : j’ai hâte de le feuilleter et de le lire. Et pour rassurer ce lecteur batave qui m’a acheté un exemplaire de Erotic Bazar consacré à Olivia Del Rio — oui, il y aura beaucoup de photos !
(D.L)
Un lien : https://fr.ulule.com/moanapozzi/
mardi 14 avril 2026
Vous avez dit Bis Art ? en précommande
Alain PETIT, un grand nom du fandom hexagonal. Oui, le jeu de mot est facile — mais au-delà de l’astuce, c’est une évidence.
Alain a traversé toutes les époques : des cahiers cinéma Bis dans Vampirella à Mad Movies (première époque), en passant par Le Masque de la Méduse — voyez-y, pour ma part, une forme de filiation spirituelle.
Il a croisé du beau monde, collaboré avec Jess Franco, arpenté les terres fertiles de la bissophilie, du western européen aux marges les plus fascinantes du cinéma populaire.
Artus Films vient d’ouvrir les précommandes de « Vous avez dit Bis Art ? », son autobiographie, préfacée par Pascal Françaix — qui me la recommande avec insistance depuis un moment déjà.
J’ai hâte de me plonger dans ce bouquet de « souvenirs épars », dont chaque fleur exhalera les parfums envoûtants du cinéma Bis, et fera résonner en chacun de nous quelque chose de profondément intime.
📚 380 pages — 35 € jusqu’au 10 mai, directement sur le site d’Artus Films.
vendredi 3 avril 2026
EROTIC BAZAR n°5 en précommande !
EROTIC BAZAR - CHRONIQUES DE L'ALCÔVE n°5
VALENTINA NAPPI - PUROSANGUE ITALIANO !
Valentina Nappi, ou le blason indépassable du cinéma porno actuel.
Toute la carrière de la Signora passée en revue !
Attention, risque élevé d'addiction...
N.B. : la direction décline toute responsabilité en cas de surdose.
Précommandes par ici : videotopsie
110 pages couleur, 12 euros + 7,41 euros de frais de port
TIRAGE TRÈS LIMITÉ
Sortie en mai 2026, à l'ombre des jeunes filles en fleurs
Publication interdite aux mineur(e)s... mais très conseillée aux majeur(e)s
A NE PAS LIRE EN SURVÊTEMENT !
vendredi 20 mars 2026
samedi 14 mars 2026
EMPIRE OF MADNESS - Les productions Charles Band (1973-1988) + Vous avez dit Bis Art ? d'Alain Petit
Il nous tardait d'assister au duo de Black Lagoon Fanzine depuis leur dernière publication et les voilà qu'ils reviennent aux affaires avec un "fanbook" consacré à Charles Band, notamment la première partie de sa carrière (la plus intéressante, les années Empire) ce qui ne peut que me ravir (je ne vais pas vous la raconter une nouvelle fois). Et si je viens aujourd'hui sur cette page, c'est pour vous signaler le lancement des précommandes (foncez sur blacklagoonfanzine.blogspot.com).
Un bonheur n'arrive jamais seul et cette semaine nous avons eu la confirmation de la parution prochaine des souvenirs bissophiles d'Alain Petit. Cette autobiographie paraitra chez l'ours et j'avoue que je trépigne d'impatience d'en parcourir les pages. Faut dire que l'ami Pascal Françaix me l'a vendu admirablement. Il en signe d'ailleurs la préface, signe supplémentaire du caractère indispensable de l'ouvrage !
mercredi 11 mars 2026
LE STOCK DE MEDUSA 33 FOND et ... petit retour sur le Magic Geek Day 3
Magic Geek Day 3
Jamais deux sans trois. L’adage est bien connu, et c’est avec plaisir que j’avais pris rendez-vous pour participer à la troisième édition du Magic Geek Day, une convention annuelle où se retrouvent passionnés et curieux. Pour cette nouvelle édition, le barnum avait monté le chapiteau à Geer, petit village de la campagne liégeoise, enveloppé d’un brouillard frisquet en ce 8 mars, une brume rapidement dissipée pour laisser place à une journée quasi printanière.
Je l’ai souvent répété : ma participation à ce genre d’événement est avant tout motivée par la joie de retrouver les amis du « milieu » — rien à voir avec la mafia, même si Pascal G. arborait pour l’occasion une magnifique veste The Godfather. Il y avait là Laurent le Fanzinophile, Roggy Thierry, Pascal, Sandy, Tom, Fabien, Richard — le « parrain de l’édition » (décidément !) — sans oublier Romain (Hammer Forever !) venu nous rendre visite et qui en a profité pour me passer à la question. Et puis il y a ces moments privilégiés avec les lecteurs : discuter, échanger, parfois dériver vers des conversations improbables mêlant la Collection d’Arnell-Andrea et And Also the Trees… il fallait le faire !
Les animations étaient bon enfant et rigolotes : parade des Belgians Turtles, Ghostbusters, Star Wars... Les cosplayers avaient enfilé leurs plus beaux atours.
Côté table, les ventes du Médusa Fanzine n°33 se sont révélées plus que satisfaisantes : un seul exemplaire a fait le voyage du retour. Il faut dire que Richard en a récupéré quelques-uns pour sa boutique en vue du prochain BIFF.
Un dimanche à la campagne, donc, mais saturé de bonnes ondes : des rencontres chaleureuses, des discussions passionnées, et ce sentiment précieux d’appartenir à une petite constellation de passionnés.
On se retrouve l’année prochaine.
Bravo aux organisateurs !
Il ne me reste qu'une vingtaine de Médusa 33... Dépêchez vous !
vendredi 27 février 2026
MAGIC GEEK DAY 8 MARS 2026
Qu'est-ce que vous faites le dimanche ? Vous regardez téléfoot ? Vous buvez l'apéro parce que c'est dimanche ? Vous ressortez votre belle chemise à carreaux parce que c'est dimanche ? Vous allez à la messe ? Et si, le 8 mars, vous changiez votre routine ? Rendez-vous à Geer (Hall Saint Joseph, rue Emile Lejeune) en Belgique (pas très loin de Liège) pour la troisième édition du Magic Geek Day. Lors de cette journée, vous allez pouvoir compléter vos collections, faire des découvertes, rencontrer des gens charmants et vous évader de la morne platitude de nos vies ordinaires !
J'y tiendrai un stand (des deux mains) avec le dernier Médusa et quelques fanzines, des livres et quelques DVD dont je souhaite me séparer à vil prix.
A dimanche prochain !
mardi 24 février 2026
MEDUSA FANZINE n°33 en boutique (s) !
Bonjour à tous, alors que le stock d'exemplaires diminue quotidiennement, Médusa Fanzine n°33 est désormais disponible dans des shops comme on les aime, à savoir Hors-Circuits (rue de Nemours, Paris), Métaluna Store (rue Dante, Paris), Croâfunding (rue Pierre Mauroy, Lille) et La p'tite boutique des horreurs (rue des Ferronniers, Douai) !
De quoi contenter les allergiques aux envois postaux, les indisposés des achats internet (j'ai même inauguré une vente Vinted) et les badauds curieux qui découvriraient le numéro en flanant !
vendredi 13 février 2026
La dimension Walter Hill, Thomas REVAY.
La chronique est également parue dans le Médusa Fanzine n°33 mais un paragraphe s'est retrouvé muché sous une photo. C'est ça aussi le fanzinat, même après 37 ans !
La dimension Walter Hill. Entretiens. Thomas REVAY. Rouge profond, 2025.
Non, je ne dissimulerai pas ici cette émotion profonde et sacrée que j’éprouve en tenant ce livre entre mes mains. D’abord, parce que Thomas est un ami. Ensuite, parce que c’est une personne issue du monde du fanzinat et que cela compte dans ces pages. Dans ses cent vies, Thomas a été en effet le taulier de Ciné-Bazar avant d’évoluer vers le prozine. L’émotion vient enfin aussi du fait qu’il s’agit du premier livre en français consacré à Walter HILL.
Il s’agit, comme son titre l’indique clairement, d’un livre d’entretiens. Mais ce n’est pas qu’un assemblage de souvenirs recueillis auprès d’un des derniers grands d’Hollywood. Ce qui serait déjà intéressant en soi. Le propos est plus ambitieux. Thomas souhaite « traverser avec des mots » toute l’œuvre de HILL. Pas seulement avec les mots de ce dernier mais aussi avec les mots de ceux et de celles qui l’ont croisé, qui ont tourné avec lui ou qui l’aiment. Ces petits éclairages, parfois longs, parfois plus courts, offrent une vraie plus-value aux entretiens. On y perçoit à plusieurs reprises l’émotion des personnes qui ont eu la chance de croiser un jour Walter HILL. À cet égard, l’intervention de Sigourney WEAVER est sans doute la plus forte, tant elle est imprégnée d’un profond respect pour l’homme Walter HILL, pour son travail de scénariste et de réalisateur. Des voix plus périphériques accompagnent celle de HILL, comme celles d’Oliver STONE ou de Christopher WALKEN.
Ce livre bruisse donc de nombreuses voix. Celle de HILL est la plus présente (évidemment). Elle est parfois sèche, toujours franche, souvent brute mais jamais brutale. HILL se moque des conventions, dynamite le cadre, dit ce qu’il veut et se tait aussi. Et ses silences disent beaucoup… En trois années, Thomas a pu, non pas domestiquer la créature et le créateur, mais a su orienter l’expression pour nous faire entrer dans une œuvre. On apprendra donc qu’HILL est entré par effraction dans le monde d’Hollywood, qu’il était éduqué au cinéma de quartier et qu’il est aussi le fils de la télé. Il fait ses premières armes de scénariste sur Guet-Apens (PECKINPAH, 1972), où il croise Steve Mc QUEEN, dont il rappelle l’étonnant magnétisme. Le succès de ce titre lui permet de passer derrière la caméra et de mettre en scène Le Bagarreur avec Charles BRONSON. Il parvient à convaincre la star de 50 ans que, bien que peu connu, il est le réalisateur de la situation, puis de lui faire raser sa moustache ! Il se fâche finalement avec l’acteur car il coupe au montage de nombreuses scènes avec Jill IRELAND, sa compagne à la ville. L’écriture, ou plutôt la réécriture du scénario d’Alien constitue un tournant dans sa carrière après le succès populaire des Guerriers de la nuit. C’est HILL qui fait de Ripley un personnage féminin, offrant (enfin) au cinéma une femme en détresse qui n’a besoin d’aucun homme pour la sauver. Bref, comme le dit Sigourney WEAVER, HILL est un « génie discret », avec de vraies idées. On comprend en effet, en dévorant ce livre, que cet homme est avant tout attaché à la narration, à ce qui la nourrit, l’accélère, l’enrichit. Les effets gratuits le répugnent. Quand on voit, par accident, un film Marvel aujourd’hui, on se rend compte de ce que nous avons perdu. Revoir les films de HILL, c’est retrouver un continent perdu, arpenté par toute une génération (comme Michael MANN, présent aussi dans le livre). Pour le réalisateur de Sans Retour, le genre importe peu. Le genre n’est pas la destination, c’est seulement le moyen d’y parvenir. On croirait lire un texte d’un fanzine !
En fan absolu de Walter HILL, Thomas n’oublie pas de faire la part belle aux westerns. Comme le dit l’interviewé, « moi, je voulais faire un western ! ». Projet avorté pour Les Guerriers de la nuit (quoique… ce film est un beau western urbain) mais qui se concrétise dès l’année suivante, en 1980, avec Le Gang des frères James. Premier titre d’une liste, qui ne compte que des chefs d’œuvre comme Geronimo, Wild Bill ou le premier épisode de la série Deadwood. HILL revendique clairement sa dette à l’égard de personnes comme FORD, HAWKS, WALSH, dont les westerns ont bercé son enfance comme celle de beaucoup de lecteurs de Médusa. Dans ces pages, sans doute les plus belles, où on sent la voix de l’enfant animer le visage d’un homme expérimenté (de très belles photos prises par Thomas illustrent d’ailleurs l’ouvrage), on saisit la grande attention donnée par le réalisateur aux titres, à la musique, aux séquences d’ouverture. On y voit un grand réalisateur nous expliquer comment il voit ses films, ce qui ne peut que donner l’envie de les revoir pour mieux les comprendre.
Hélas, mille fois hélas, parvenu sans doute au terme d’une carrière qui l’a vu mettre en scène des mecs comme Bruce WILLIS, Arnold SCHWARZENEGGER, Charles BRONSON, Christopher WALKEN, Nick NOLTE ou Eddie MURPHIE, dont il lance la carrière (on lui pardonne…), HILL avoue à Thomas sa conscience que son Hollywood a disparu, emporté par les séquelles, les préquelles, le souci de rentabilité à huit zéros, l’image choc au lieu de la trame narrative… Ses derniers mots résument d’un trait ce qu’est le vrai cinéma, ce qu’il a été et ce qu’il aurait dû rester : « les bons films sont des mensonges qui disent la vérité ».
Il existe des tas et des tonnes de livres d’entretiens avec des réalisateurs. Beaucoup sont oubliables, peu restent dans les esprits. Il y a bien sûr celui que TRUFFAUT a consacré à HITCHCOCK. Il y a désormais celui de Thomas REVAY dédié à Walter HILL. De fait, dans ma bibliothèque, ils sont placés l’un à côté de l’autre, juste au-dessus de ma collection de fanzines. Quelle autre place pourrait-il occuper ?
Yohann CHANOIR
samedi 7 février 2026
MEDUSA FANZINE n°33
Alors que Médusa Fanzine fête son anniversaire et souffle 37 bougies (pfiou..!), le Médusa Fanzine n°33, lui, pointe le bout de son nez coloré !
Il est disponible et les expéditions ont commencé !
Priorité aux précommandeurs, les magasins seront fournis par la suite.
Il est toujours disponible pour les retardataires (cf. le lien dans le post des précos), je changerai le tarif dans quelques jours.
mercredi 24 décembre 2025
MEDUSA FANZINE n°33 la Préco ! SOLD OUT
Dites 33 !
La parution d’un nouveau Médusa Fanzine, même après 37 ans, reste un évènement dans mon existence de quinquagénaire à l’assaut des petits matins blêmes. J’ai l’espoir qu’il en sera de même pour une poignée d’irréductibles gaulois du Bis et que le stock fondra comme neige éburnéenne au soleil.
Les précommandes sont lancées ! Rattrapez-les
118 pages en couleurs de farandole de cinéma populaire pur jus de roupettes
Au sommaire :
Le gang des lyonnais : série TV foudroyante et prolongement cinématographique avec en bonus, un entretien avec Marco Pico
Entretien avec J.D Feigelson, l’épouvantail de nos cauchemars. Il y parle de ses films et téléfilms mais aussi de Ray Bradbury, Tobe Hooper ou Rod Serling.
Kino Report besonders Jerry Cotton : du rififi à Manhattan sur Rhin où comment l’Allemagne de l’Ouest œuvrait dans le sous-James Bond mâtiné de film noir.
Nostalgia : Tod Slaughter, star de l’horreur mélodramatique britannique.
Harry Reems, les moustaches du X, une carrière sous tous les horizons, dans toutes les positions.
Mais aussi un hommage à George LAZENBY le seul Bond marié, Eric Jeffrey HAIMS dans les affres du roughie, Claude FOURNIER un québécois coquin, c’est écœurant !
Et les rubriques habituelles : Bis Bazar, Bookshop (on y cause d’Amityville, de musique de giallo, de Walter Hill, de Rod Steiger et d’un bazar érotique), le carnet de route du Bisseux qui a croisé du beau linge.
Et un petit hommage sincère à JPP
Le tout emballé par l’épastrouillant Chris Labarre !
Deux formules pour les précommandes jusqu’au 31 janvier :
Médusa Fanzine n°33 : 20 euros port-compris
Médusa Fanzine N° 33 + Le Gros (réédité dans sa couenne) : 30 euros port-compris
L’idéal reste paypal à ce courriel : evildeadrat@gmail.com (don à vos proches à ne pas déclarer aux vampires du fisc) sans omettre d’indiquer vos coordonnées postales.
Pour la Belgique : je vais devoir passer par mondial relay, j’ignore le tarif mais ça devrait se situer dans les mêmes eaux. Je serai également au festival Magic Geek Day le dimanche 8 mars 2026 dans le hall omnisports de l'Athénée Royal de Huy. Vous pouvez donc réserver votre exemplaire pour cette date que je vous remettrai en mains propres, dans ce cas ôtez le port : 15 euros.
Pour le Canada, je me renseigne très vite.
Pour ailleurs également.
lundi 15 décembre 2025
samedi 29 novembre 2025
MEDUSA DE L'AVENT
A partir de lundi 1er décembre, case par case, le Médusa de l'Avent découvrira la couverture (et le sommaire) du prochain Médusa Fanzine n°33 !
samedi 25 octobre 2025
Index des Médusa Fanzine 1à 32 et Hammer Forever 1 à 40
En attendant le Médusa Fanzine n'°33, voilà un petit outil pour vous aider à retrouver rapidement la chronique ou l'entretien que vous avez envie de relire !
https://drive.google.com/file/d/1v9aqW8Iw2p_-FkB82rrQo50HOiVzSHtV/view
jeudi 23 octobre 2025
coming soon Médusa Fanzine n°33
Les derniers articles sont rassemblés pour constituer les derniers dossiers, le sommaire prend forme et le docteur BIS l'affirme : "Dites 33 !"
La fin d'année sera fanzinale !
mercredi 16 juillet 2025
Au revoir Jean-Pierre PUTTERS
Au revoir JPP
Annoncée le 14 juillet avant les feux d’artifices et les flonflons, la disparition de Jean-Pierre PUTTERS nous laissent sans voix, comme abasourdis. Il avait tiré sa révérence en mai dernier et avait choisi de ne pas l’annoncer de suite, sa volonté a été respectée et c’est l’essentiel.
Mad Movies, pour ma génération (la X), fut un formidable compagnon d’adolescence, le corolaire des vidéoclubs, le moyen immuable de retrouver imprimés nos rêves cinéphiles les plus fous. Il y avait aussi L’écran Fantastique mais plus policé, moins irrévérencieux. J’avais choisi mon camp. La plume de Jean-Pierre était inimitable, conjuguant érudition et humour, réflexions et franche rigolade, des textes que j’ai lus et relus jusqu’à plus soif au point d’en connaitre certains presque par cœur. Certes, au fil des années, nous avons senti qu’il se détachait de tout cela. Après son départ, Mad ne fut plus jamais pareil, nous non plus : la vie d’adulte nous dévorait, brisant nos rêves adolescents.
Dans ces années-là, j’attendais chaque nouveau Mad Movies avec une impatience folle, pressé de dévorer l’édito et de parcourir toutes les pages. Rien d’autre ne comptait. Je les trinqueballait au collège puis au lycée où je partageais cette passion avec ceux qui devinrent et restent des amis pour la vie. De cette bulle créatrive, de cette ivresse cinéphile, allait naitre Médusa Fanzine, mais c’est une autre histoire.
Sans la prose de Jean-Pierre PUTTERS, mon existence aurait été tout autre. Je le dis avec certitude : pas de fanzine, pas de Médusa, pas les mêmes amis, pas toutes ces rencontres. J’i même de la peine à imaginer comment j’aurais pu supporter le reste s’il n’y avait pas eu cela. Il fut un des aiguillages les plus importants de ma vie, la colorant de fantasticophilie (et je sais que cela durera jusqu’à mon dernier souffle). Bien malgré lui, il m’avait contaminé, comme il l’a effectué pour des dizaines d’autres.
Je ne l’ai rencontré pour de « vrai » que des années plus tard à Gérardmer d’abord, puis dans des boutiques, lors de festivals (Bloody week-end, Hallucinations collectives, Extrême Cinéma, PIFFF). J’en garde des anecdotes savoureuses et des échanges précieux. Je me sentais pourtant comme un jeune pousse devant un sequoia géant, d’une insignifiante petitesse. Il a toujours été cool avec moi, je n’ai jamais osé lui dire tout ce qu’il représentait mais je crois qu’au fond il le savait. Il suffisait d’ouvrir Médusa…
A ce propos, je le remercie encore aujourd’hui d’avoir participé à Médusa en m’envoyant quelques textes. Qu’il soit dans l’ours de ces numéros fut un honneur, mieux un adoubement.
Merci pour tout Jean-Pierre.
Tiens, je m’en vais relire son entretien dans Le Bissophile et Mad, ma vie.
D.L
mardi 27 mai 2025
Home sweet home dispo sur La Petite Boutique de Médusa
Home Sweet Home, de la littérature au cinéma
Des planchers qui craquent comme des pleurs, des robinets crachant ce qu’il reste du sang des morts, des murs fissurés dont les cicatrices ne rêvent que de s’étendre jusqu’à vous, un ciel perpétuellement noir comme second plafond, la grille rouillée du portail dressée pour empaler les anges. C’est portes ouvertes au quartier des maisons hantées, et Home Sweet Home vous propose de revivre la crise immobilière de l’épouvante, de la cave au grenier, déménageant des antiques manoirs mal éclairés d’Edgar Allan Poe et consorts pour s’installer dans les antres décatis de la saga Poltergeist ou dans les productions Blumhouse aux fantômes tout neufs. Essuyez vos pieds sur le paillasson, pendez votre veste au porte-manteau, mais ne fermez surtout pas la porte ; elle le fera d’elle-même.
Home Sweet Home vous propose de passer au diagnostic ésotérique les maisons hantées au cinéma sous la plume de la bande de chroniqueurs héroïques du livre By the sword (Thierry Augé, Jérôme Ballay, David Didelot, Augustin Meunier et Adrien Vaillant) pour une plongée nauséabonde dans les maisons hantées au travers de la littérature et de ses déclinaisons au cinéma (plus de 300 long-métrages répertoriés) sur près de 30 chapitres consacrés aux demeures enténébrées.
178 pages, 32 port-compris
Par ici,
lundi 31 mars 2025
MAGIC GEEK DAY 2
Magic Geek Day
Deuxième Edition, dimanche 30 mars 2025
Espace Georges Truffaut, Liège (Belgique)
Si la première édition du Magic Geek Day n’avait pas attiré un large public, elle avait eu au moins le mérite de semer les premières graines d’une nouvelle convention et avait ramené les amateurs nostalgiques sur les traces du Retro Wizard Day à Liège.
Je débarquais donc à nouveau dans la ville natale de l’immense Simenon en ce dernier dimanche de mars. Si le soleil avait du mal à percer les nuages aux premières heures du jour, je pressentais que cette journée réchaufferait tout de même nos petits cœurs. Après avoir longé la Meuse jusqu’à la salle Georges Truffaut, je déballais mon barnum avec une efficacité surprenante compte tenu que l'on soit à potron-minet et du changement d’heure qui avait raboté mon sommeil. L’effervescence était palpable dans les sourires, dans les premiers bonjours, dans ce fourmillement de petites mains qui préparaient leur stand respectif. Je le répète à l’envi, que je vende ou pas, j’aurais de quoi acheter mon prochain casse-dalle. Je ne viens pas pour le commerce mais pour revoir les copains, discuter de Joe D’Amato, de cinéma Tamoul, des vieux cinoches de province (comme le Clovis de Soissons), de Médusa. Je viens aussi pour croiser des lecteurs qui me remercient de faire perdurer ma publication et ça, cela n’a pas de prix. Mais il y a eu du monde au MGD comme disent les initiés avec un accent américano-wallon ! et c’est formidable ! Du beau monde même avec Pascal costumé en maréchal des logis Cruchot, des fans belges de Ghostbusters, le fanzinophile, les frangins Laurent et Denis flanqués de l’inénarrable Pascal, Richard et son stand d’un demi-million de DVD/BluRay au moins, Thierry et ses maisons hantées, Jacques le régional de l’étape, une équipe souriante et aux petits soins (merci pour le croissant de bienvenue !) et un public chaleureux.
Evidemment, dans ce genre d’évènements, nous sommes soumis à une tentation de tous les instants pour compléter toutes les collections qui égayent nos vies et encombrent nos huis. On a que le bon temps qu’on se donne comme dirait l’autre… et puis la journée s’est terminée par une victoire dans le derby !
Le rendez-vous est pris pour l’an prochain !
mardi 31 décembre 2024
TOUTES LES COULEURS DU BIS n°15, Spécial Boris KARLOFF
La veille de 2025, Boris KARLOFF est un peu tombé dans les oubliettes du temps et les fantasticophiles contemporains, s'ils connaissent son nom (ce dont je doute) n'ont jamais vu ses films. Toutes les couleurs du Bis, après s'être intéressé aux films muets, s'attaquent à un pan légendaire du cinéma d'épouvante. La formule reste inchangée: des chroniques des films et des illustrations.
Le numéro comme les précédents est disponible dans La petite boutique de Médusa, il vous suffit de suivre le lien.
jeudi 24 octobre 2024
Où trouver le MEDUSA FANZINE n°32 ,
Pour vous, impossible de commander un fanzine, même Médusa Fanzine, sans l'avoir reniflé, effleuré de vos doigts velus, feuilletté, regardé, admiré, et quelque part je vous ai compris (yes mon général !). Rassurez-vous, il est possible de le trouver dans quelques échoppes et par la même occasion vous pourrez effectuer des emplettes dans ces lieux !
Alors Médusa Fanzine est disponible à la librairie Croafunding de Lille, au Métaluna Store de Paris, à Hors-Circuits également à Paris, à la librairie Entre-Image de Grenoble et au Vidéo-Club Centre Ville de Québec (Canada). Certains de ces sites font également de la VPC, l'occasion de citer Les Fims de la Gorgone, fidèle et fiable distributeur de culture prohibée, qui ont Médusa Fanzine 32 à leur catalogue !
Prochainement, se joindront à ce cortège La Rochelle et Arras.
Plus d'excuse, et de surcroit, le stock s'approche du sold-out chez oim !
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