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samedi 30 septembre 2017
LE JUSTICIER CONTRE LA REINE DES CROCODILES chez Bach Films !
Même dans nos songes les plus secrets, nous n'osions l'espérer : l'édition en France de ce chef d’œuvre du cinéma d'exploitation indonésien, j'ai nommé Le justicier contre la reine des crocodiles, véritable ode au cinéma populaire, déclaration d'amour au sérial d'antan, piédestal érigé à la gloire de Barry Prima, inoubliable guerrier pour la Rapi Films combattant dans un Kung Fu approximatif les hollandais félons .
Dès les premiers numéros de Médusa , je déclarais ma flamme à ce cinoche complètement fou découvert dans les vidéoclubs de mon quartier, puis j'y revenais plus longuement dans le Médusa n°20. Ainsi, à propos de ce film, j'indiquais qu'il fallait prendre cette bande comme une "véritable bande dessinée live complètement hallucinante", généreuse en hémoglobine et en personnages excentriques (l'insatiable reine des crocodiles, Mondana (Barry Prima) chevauchant son rocher (?), un adepte de la guillotine volante, une sorcière que l'on peut découper selon les pointillés (un peu comme le bad guy du Guerrier), des sbires grimés en sauriens !
En outre, comme à chaque nouvelle aventure indonésienne, le mélange des genres est de rigueur : western, fantastique, film de sabre, heroic fantasy, gore, kung fu et même une nuance d'érotisme oriental (très soft)...
Prétendre qu'il s'agit là d'un achat obligatoire relève de l'euphémisme, si vous n'aviez qu'un film à vous procurer cette année, c'est celui-là !
Alors rendez-vous chez nos amis de Bach Films pour acquérir la galette ! (D.L)
chronique omplète à relire dans le Médusa Fanzine n°20
samedi 18 février 2017
Boulevard du cinéma EP 3
Troisième épisode du Boulevard du cinéma où je cause, entre deux achats compulsifs d'affiches aux cinglés du cinéma d'Argenteuil, de Médusa Fanzine. Ma blancheur suante augurait de la grippe qui allait m'accabler les jours suivants... Il y a plein d'autres bonnes choses à se mettre sous la dent dont Bruno Metaluna Terrier causant du livre de Julien Séveon sur George A. Romero et quelques happy few nous présentant leur film culte. Merci les gars. A partager sans modération .
jeudi 21 juillet 2011
VHS STORY ! Le guerrier !

Le guerrier (The warrior / Jaka Sembung). Le chef d'œuvre du cinéma indonésien complétement déjanté, furieusement bis, outrageusement gore, absolument délirant avec Barry Prima. La VHS Farah était mythique ! Je louais celle de mon vidéo-club favori une fois par mois !
Souvenir de cette bande incontournable de Sam Gardner (Sisworo Gautama Putra)
jeudi 29 janvier 2009
L'ILE DE L'ENFER CANNIBALE (1978)

L'île de l'enfer cannibale (1978)
Un film de Sam GARDNER ( Sisworo Gautuma Putra)
Titre italien (copie visionnée) : Primitiv (Azzura Home Vidéo)
Titre belge : Les primitifs
Titres anglais: The Primitives / Savage Terror
scénario: Anthony TANTON, montage: James MURSHKIN, photo: Leo FIDOLE
musique: Gatot SUDARTO (sauf le générique de début puisque résonne The Robots de KRAFTWERK!!!)
avec Barry PRIMA, Enny HARYON, John MARDJON...
De manière incompréhensible, L'île de l'enfer cannibale, pourtant sorti en salles, est resté (à notre connaissance mais elle n'est point infinie) inédit en vidéo dans l'hexagone, contrairement aux autres folies indonésiennes largement diffusées notamment chez Punch Vidéo. Heureusement, nous avons pu le visionner grâce à la VHS italienne . Visiblement marqué par Le dernier monde cannibale de Ruggero DEODATO, et disposant de décors naturels sur place (la jungle indonésienne valant bien celle de Nouvelle Guinée), les producteurs de la Rapi Films ont fait LEUR film de cannibales. Réalisé par Sam Le guerrier GARDNER, ce film met en scène la vedette locale, l'incroyable Barry PRIMA. Au cours d'une expédition, son personnage s'égare avec quelques comparses, et est capturé par une tribu d'indigènes anthropophages cruels et voraces. Sam GARDNER met d'ailleurs l'accent sur cette cruauté "primitive"; les stock shots animaliers sensationnels et les animaux (un lézard, un crocodile...) tués et dévorés sont légion à notre plus grande dégoutation. La figuration en rajoute également dans les mimiques grossières , les bruits de déglutition écoeurants et les roulements des yeux de fins gourmets se délectant de chair sanguinolente. L'intrigue, vous le devinez, se concentre ensuite sur l'adaptation puis l'évasion, de notre héros, de cet enfer cannibale. Il devra, pour se faire, puiser, lui aussi, dans ses instincts et pulsions primitifs ! Indonésie oblige, le film ne prend pas la tournure "sexuelle" du modèle de DEODATO (souvenez vous de ce survivant empli de haine et assoiffé de vengeance prenant sauvagement en levrette une indigène, pour le coup, comblée d'extase !). Pas de sexe ici mais le désir de choquer tout de même en exagérant le gore et le cradingue. Barry PRIMA, notre guerrier adoré, s'en sort évidemment, avec sa compagne et pousse un cri expiatoire, sur son radeau de fortune, marquant le dénouement de ses aventures dans la jungle.
Cette bande, si elle reste plaisante et curieuse, ne tient pas la comparaison avec ses inspirateurs italiens. Moins graphique dans sa violence, moins gore, elle se rattache plus aux films d'aventures dans la jungle traditionnels. Plus proche de La montagne du Dieu Cannibale que de Cannibal Holocaust donc.
Toutefois, ce genre de productions complètement disparues des écrans désormais, se savoure toujours avec autant de plaisir. Du pur cinéma jouissif, naïf et décomplexé...
Didier Lefevre (chronique initialement parue dans le dossier Indonésie du Médusa Fanzine n°20, (c) Médusa Fanzine)
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